Huffpost Maroc mg

Les organisateurs de la "Marche des Femmes" appellent à une grève générale des femmes le 8 mars

Publication: Mis à jour:
WOMEN S MARCH
Après la "Marche des Femmes", l'appel à une grève générale le 8 mars | Reuters
Imprimer

ÉTATS-UNIS - Quand "la journée internationale de la femme" devient "la journée sans femme". Les organisateurs de la Women's march ont appelé mardi 14 février sur Twitter à une grève générale des femmes, le 8 mars 2017.

Au lendemain de l'investiture de Donald Trump, le 21 janvier 2016, plusieurs millions de personnes - bonnets roses sur la tête - s'étaient réunies dans les rues de Washington, Paris, Sydney ou encore Chicago pour dire leur inquiétude et leur colère. Après la réussite incontestable de leurs manifestations, ces anti-Trump avaient promis de continuer le combat contre la politique du populiste.

"Dans l'esprit des femmes et de leurs alliés, unis au nom de l'amour et de l'émancipation, nous offrons un Jour sans Femme."

Lundi 6 février, les organisateurs avaient publié sur plusieurs réseaux sociaux un visuel annonçant une grève générale à venir. Chose rare aux Etats-Unis.

Toucher l'économie

Le site web de Women's March présente une série de 10 actions à entreprendre dans les 100 premiers jours de la présidence de Trump. Les trois premières concernent les relations avec les élus. Mais l'appel à une grève générale marque un retour à la rue et, surtout, un coup porté à l'économie.

"Dans un moment où nos principes fondamentaux de liberté et d'égalité sont menacés, la Marche des Femmes est engagée dans des actions qui renforcent la communauté, renforcent les liens, soutiennent les entreprises locales, les femmes et les minorités", ont déclaré les organisateurs, en appelant les Américains à boycotter les entreprises qui ont soutenu Donald Trump.

Avec cette initiative symbolique - et économique donc - la "Marche des Femmes" vient également sur le terrain du milliardaire. Donald Trump compte bien, par exemple, faire plier les Mexicains au sujet du mur, en touchant à leur portefeuille.

Le chantage économique

Depuis quelques semaines, il laisse entendre que les Etats-Unis pourraient instaurer une taxe de 20% sur les importations depuis le Mexique. Et ainsi financer le mur, au coût évalué entre 12 et 15 milliards de dollars par les Républicains - une étude universitaire l'estime à 40 milliards.

Il use des mêmes pressions économiques dans d'autres dossiers internationaux. Il a notamment promis à plusieurs reprises de couper les vivres de l'OTAN, trop coûteux pour les Etats-Unis selon lui. De la même manière, il s'en prend à la Chine, avec des droits de douane pour renchérir les importations de produis chinois. Radicalement anti-libre échange, Donald Trump estime pouvoir récupérer des millions d'emplois sur le sol américain en fermant les frontières commerciales avec l'empire du Milieu.

Le président américain est même prêt à sur-taxer les entreprises américaines qui délocalisent leurs emplois. "Vous allez payer une très lourde taxe frontalière", a averti le milliardaire dans un chantage économique dont il est coutumier.

LIRE AUSSI: Les Women's March qui ont marqué l'histoire contemporaine du Maroc