Les fondateurs de Mossack Fonseca en détention préventive

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MOSSACK FONSECA
Mossack Fonseca law firm sign is pictured in Panama City, April 4, 2016. REUTERS/Carlos Jasso/Files | Carlos Jasso / Reuters
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Les deux fondateurs de la firme panaméenne Mossack Fonseca ont été placés samedi en détention préventive, a annoncé le parquet après leur inculpation pour blanchiment et leurs liens présumés avec un vaste scandale financier au Brésil.

L’accès à 11 millions de fichiers provenant des archives du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca avait permis de dévoiler l’année dernière le scandale des "Panama papers".

Jeudi 9 février, c’est pour une autre affaire que les fondateurs du cabinet, Jürgen Mossack et Ramon Fonseca Mora, ont été arrêtés dans la capitale panaméenne et présentés au parquet, a annoncé Elias Solano, un des avocats de Mossack Fonseca.

Kenia Porcell, qui dirige le parquet panaméen, a dit à la presse que les éléments recueillis jusqu'à présent permettaient de qualifier leur société « d'organisation criminelle dédiée à la dissimulation d'actifs ou de fonds d'origines douteuses".

L'enquête a bénéficié de l'appui d'enquêteurs brésiliens, péruviens, équatoriens, colombiens, suisses et américains, a-t-elle précisé.

La firme Mossack Fonseca est au centre des révélations dites des Panama Papers qui ont levé le voile sur la finance extraterritoriale au printemps 2016.

La justice panaméenne a perquisitionné jeudi le siège de Mossack Fonseca et les domiciles de ses deux fondateurs ont été fouillés vendredi.

Ancien conseiller à la présidence panaméenne, Jurgen Mossack dément que la société soit liée au scandale entourant le groupe brésilien de BTP Odebrecht, qui a reconnu avoir versé des pots-de-vin à des dirigeants panaméens en l'échange de contrats publics entre 2010 et 2014.

Déclenchée en 2014, cette opération a mis en lumière un système de corruption que les groupes brésiliens de bâtiment, dont Odebrecht, ont monté pour truquer les marchés de sous-traitance lucratifs de Petrobras. Ils sont soupçonnés d’avoir distribué des centaines de millions de dollars de pots-de-vin à des responsables politiques au Brésil et dans une dizaine de pays en Amérique latine.

Les accusations contre les deux associés sont rejetées par leur avocat, qui dénonce un "manque de preuves". L’an dernier, Mossack Fonseca avait été au cœur du scandale des "Panama papers". Ces documents ont mis au jour un vaste système d’évasion fiscale impliquant de hauts responsables politiques, des sportifs ou des milliardaires.

Parmi les noms d'Algériens cités dans ces scandales, on se souvient de celui du ministre de l'industrie et des mines Abdesslam Bouchouraeb, celui, Chakib Khelil et sa famille, Farid Bedjaoui, Omar Habour et Rdéa Hemch.

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