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Une "cellule terroriste" démantelée en Tunisie (Intérieur)

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TUNISIA POLICE
A Tunisian police officer stands guard during an operation to eliminate militants in a village some 50 km (31 miles) from the town of Ben Guerdane, Tunisia, near the Libyan border, March 10, 2016. REUTERS/Zoubeir Souissi | Zoubeir Souissi / Reuters
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Une "cellule terroriste" de six membres, dont les activités consistaient notamment à recruter des combattants pour le compte
d'organisations jihadistes, a été démantelée dans l'est de la Tunisie, a indiqué samedi le ministère de l'Intérieur.

Les six suspects, âgés de 19 ans à 51 ans, ont été interpellés vendredi lors d'une opération de la Garde nationale dans la région de Monastir, selon un communiqué.

Lors de leur interrogatoire, ils ont reconnu être en contact avec des membres du groupe ultra-radical Etat islamique (EI) en Libye et avoir participé au recrutement de Tunisiens pour aller combattre en Syrie, d'après la même source.

Ces six personnes ont en outre affirmé qu'elles avaient elles-mêmes suivi des "entraînements" militaires dans l'optique de rejoindre des organisations jihadistes à l'étranger, a-t-on ajouté. Elles ont été placées en détention et feront l'objet de poursuites judiciaire.

Selon un groupe de travail de l'ONU, la Tunisie compte jusqu'à 5.500 ressortissants ayant rejoint ces dernières années les rangs d'organisations jihadistes, ce qui en fait un des pays au monde les plus touchés par ce phénomène. Les autorités tunisiennes affirment en avoir recensé près de 3.000.

En plein débat national sur leur éventuel retour au pays, le Parlement a voté en janvier la création d'une commission d'enquête sur les "filières jihadistes", et donc sur les conditions de leur enrôlement.

Depuis sa révolution de 2011, la Tunisie a également connu l'essor sur son propre sol d'une mouvance jihadiste responsable de la mort de plus d'une centaine de soldats et de policiers, mais aussi d'une vingtaine de civils et de 59 touristes étrangers, d'après des chiffres officiels.

Les démantèlements de cellules se sont multipliés ces deux dernières années, en particulier depuis l'attentat de novembre 2015 contre un bus de la sécurité présidentielle à Tunis et les attaques coordonnées contre des installations sécuritaires à Ben Guerdane, une ville proche de la Libye, en mars 2016.

L'état d'urgence, qui octroie notamment des pouvoirs d'exception aux forces de l'ordre, est en vigueur depuis fin 2015.

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