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Pro et anti-avortement manifestent aux États-Unis

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PRO LIFE
Pro-life activists gather outside the Supreme Court for the National March for Life rally in Washington, DC, U.S. January 27, 2017. REUTERS/Aaron P. Bernstein | Aaron Bernstein / Reuters
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Des dizaines de manifestations ont eu lieu samedi aux États-Unis contre le grand réseau de planning familial Planned Parenthood, lequel a organisé des contre-rassemblements pour défendre le droit à l'avortement, menacé par les républicains au pouvoir à Washington.

Plus de 200 rassemblements à l'appel de la Pro-Life Action League étaient prévus dans 45 États, devant ou à proximité de cliniques du planning familial, de la Californie à New York en passant par l'Alabama et le Texas, selon le site internet protestPP.com,

"Nous avons le vent en poupe", a dit au New York Times Eric Scheidler, directeur de la Pro-Life Action League. "Les élections ont démontré que les électeurs pro-life (opposés à l'avortement, ndlr) sont un bloc important et l'administration Trump l'a compris".

Ces manifestants réclament notamment la suppression des financements publics pour le réseau de cliniques.

En réponse, les soutiens du planning familial ont appelé à des rassemblements notamment dans des villes capitales d'États, qui abritent les autorités locales.

"Les militants et défenseurs du planning familial prouvent qu'ils refusent de se laisser intimider", a déclaré dans un communiqué Kelley Robinson, une responsable du Planned Parenthood Action Fund.

Au vu des images retransmises sur les médias américains, la plupart des manifestations, pour ou contre l'avortement, sont restées de taille modeste.

De grandes "marches des femmes", en défense notamment du droit à l'avortement, avaient rassemblé plus de deux millions de personnes aux États-Unis le 21 janvier, notamment à Washington, New York et Los Angeles.

La semaine suivante, des dizaines de milliers de manifestants anti-IVG s'étaient retrouvés pour une "marche pour la vie" à Washington, à laquelle avait participé le vice-président Mike Pence.

Les défenseurs du droit à l'avortement craignent que la Cour suprême, en basculant durablement du côté conservateur, ne remette en cause ce droit constitutionnel octroyé par un arrêt de la cour datant du 22 janvier 1973.


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