164 Algériens ont tenté la "harga" en janvier 2017

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MIGRANTS ALGERIA SEA
A refugees sailing boat beached in Sicily Cape, Africans are so intent on reaching Europe that they pay at least $1,200 to crowd aboard a little boat to cross the Mediterranean. | RanieriMeloni via Getty Images
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La "harga" continue de tenter de nombreux jeunes algériens malgré les informations sur les drames terribles enregistrés en mer méditerranée.

Ils étaient 164 algériens à tenter l'aventure périlleuse de la harga au mois de janvier. Onze personnes d'entre eux ont dû être sauvés de la noyade. Ces statistiques ont été dévoilés vendredi par le ministère de la défense nationale.

Les Forces navales ont également procédé à "la mise en échec de tentatives d'immigration clandestine de cent soixante quatre (164) personnes de nationalité algérienne dont trois (3) femmes et six (6) mineurs, ainsi que treize (13) immigrants africains dont trois (03) femmes, et la saisie de 87,7 kg de kif traité".

"Dans le cadre des opérations de sauvetage, de lutte contre l'émigration clandestine et le trafic de drogue, menées le long du littoral du pays, les unités de nos Forces navales ont enregistré, durant le mois de janvier 2017 à travers leurs interventions, le sauvetage de onze (11) personnes dont deux (2) enfants et l'assistance portée à cinq (5) chalutiers en difficulté", note la même source.

Si le communiqué du MDN se félicite de la disponibilité de "nos unités navales pour assurer la sécurité de nos frontières maritimes et leur veille permanente afin de préserver les vies de nos concitoyens tout au long du littoral du pays", il n'en demeure pas moins que ces tentatives y compris en période de mauvais temps dénotent du désespoir qui poussent encore hommes et femmes à risquer leur vie pour parvenir à d'autres rives que l'on croit plus accueillantes.

Cette mer même démontée n'arrive plus à dissuader les harragas algériens à mettre en œuvre leur projet de traversée de la Méditerranée pour rejoindre l’Europe dans l’espoir de s’y établir pour échapper à leur mal-vie.

Les arrestations en mer d’émigrants clandestins partis de plages d’Oran, d'Annaba, de Mostaganem, ou de Beni Saf se comptent déjà par centaines en ce début d'année.

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