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Tunisie: le secteur de la santé bouillonne: L'ancien ministre Saïd Aïdi sort de son silence

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SAID AIDI
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Depuis l’incident de l’hôpital Farhat Hached à Sousse, le ministère de la Santé s’est retrouvé au cœur d’une polémique entre une opinion publique qui manifeste son manque de confiance vis-à-vis du corps médical et les médecins qui réclament la mise en place d’un cadre législatif clair qui protège le médecin et le patient en cas d’erreur médical.

Face à la polémique qui ne cesse de s’accroître, l’ancien ministre de la Santé, Saïd Aïdi, a décidé de prendre la parole et de répondre à ceux qui l’ont accusé de n’avoir rien fait au sujet de la législation médicale. Intervenant sur les ondes de la radio Mosaïque FM.

Saïd Aïdi a clairement démenti la ministre actuelle de la Santé, Samira Maraï, qui avait annoncé qu’il n’existait aucune stratégie claire au sein du ministère à son arrivée.

Selon Saïd Aïdi, et lorsqu’il était à ce poste (dans le cadre du gouvernement de Habib Essid de janvier 2015 au mois d’août 2016), le ministère a déjà travaillé et avancé sur un nouveau projet de loi relatif à l’erreur et à la responsabilité médicale. Contrairement à ce qu’a annoncé la ministre actuelle sur la même radio, Saïd Aïdi a affirmé que son équipe et lui ont procédé à la modification de la loi organisant le recrutement des médecins spécialistes au niveau des hôpitaux universitaires et ce le 4 août 2016.

Invité de la radio Express FM au cours de cette journée, Saïd Aïdi a assuré que, contrairement à ce qu’a déclaré la directrice-générale de la Santé, Nabiha Boursali, le ministère n’a pas encore fini d’arranger le projet de loi relatif à la responsabilité médicale.

Selon l’intéressé, ce projet est en train d’être élaboré et cela lui prendrait encore quelques semaines avant qu’il ne soit prêt à passer devant l’Assemblée des représentants du peuple.

Saïd Aïdi a estimé que, pour le dossier de l’hôpital de Farhat Hached, il y a eu, dans un premier temps, une lenteur au niveau du dossier et, par la suite (lorsque les médias se sont saisis du dossier), il y a une rapidité non mesurée ce qui a causé des résultats graves. L’ancien ministre de la Santé a de même indiqué qu’il était contre le fait que la jeune médecin résidente (impliquée dans le dossier en question) s'exprime publiquement en accordant des déclarations médiatiques.

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