Huffpost Maroc mg

Erik Trufazz: "Le Maroc est un pays rythmique et rythmé"

Publication: Mis à jour:
Imprimer

MUSIQUE - Mercredi soir à Casablanca, les amateurs de jazz et de bonne musique en général ont été bien servis. Après Ibrahim Maalouf ou encore Al Di Meola, c'était au tour du trompettiste français Erik Trufazz de se produire devant le public de la métropole.

Programmé dans le cadre des Casa Live Sessions, un nouveau rendez-vous musical lancé par les organisateurs du Jazzablanca, le concert s'est tenu devant une salle archi-comble (et comblée). Le public a pu découvrir en live le dernier album du groupe intitulé "Doni Doni", sorti en 2016. La chanteuse malienne Rokia Traoré et Oxmo Puccino, "un ami de longue date" du groupe, y ont notamment contribué.

"Une ambiance formidable"

Le quartet composé d'Erik Trufazz à la trompette, Marcello Giuliani à la basse, Benoît Corboz aux claviers et Arthur Hnatek, à la batterie, a également interprété des classiques.

"J'ai trouvé l'ambiance formidable, les gens étaient très réactifs. Le Maroc est un pays rythmique et rythmé, donc il réagit très très bien", nous confie Erik Trufaz, quelques instants après la fin du concert. "Ce n'est pas une nouveauté pour moi, il y a longtemps que je l'ai senti, depuis que je vais à Essaouira et que je vois les enfants jouer de la percussion..."

Ce n'est en effet pas la première fois que le trompettiste français se rend au Maroc, un pays qu'il connait bien. "Ma belle soeur, la soeur de ma femme, était mariée à un Marocain qui habite à Essaouira. J'y suis donc venu pas mal de fois", explique-t-il.

<marcello

Marcello Giuliani, le bassiste qui l'accompagne depuis maintenant 20 ans, était également ravi du retour du public. "C'est la deuxième fois que je viens au Maroc. La dernière fois, c'était il y a huit ans. Les gens sont super, ils sont attentifs, applaudissent beaucoup après les thèmes. Ils ne sont pas blasés comme à Paris", nous confie amusé le musicien français.

Un projet avec Sandrine Bonnaire

Actuellement en tournée, Erik Trufazz et Marcello Giuliani travaillent également sur un projet avec l'actrice française Sandrine Bonnaire. "Je jouerais de la contrebasse, de la guitare et un espèce de vieux banjo", indique le bassiste qui n'a pas souhaité en dire plus pour l'instant, si ce n'est que le projet mettra en musique des textes de Marguerite Duras. Et à en croire Trufazz, le projet "va donner lieu à des choses merveilleuses".

Le groupe, qui n'était de passage à Casablanca que pour une journée, s'apprête à assurer d'autres dates. "Nous sommes en train de finir la tournée. On a encore une vingtaine de concerts. Il faudrait qu'on revienne au Maroc pour faire cette fois une tournée. Et puis, il fait beau ici", poursuit l'artiste avec le sourire.

Moulay Ahmed Alami, président du festival Jazzablanca et initiateur des Casa Live Sessions, était également aux anges après la prestation du quartet. "Ça fait longtemps que j'attendais ça. Je suis fan depuis très longtemps", nous confie-t-il avant de s'interroger: "Est-ce que le public était assez mûr ce soir? On s'est rendu compte qu'il y a un réel public amateur de très bonne musique, du jazz et du voyage. C'est ça Casablanca". Ne reste plus qu'à patienter pour découvrir le cru de la prochaine édition du festival Jazzablanca, qui se déroulera du 8 au 16 avril prochain.

Casa Live Sessions

Les Casa Live Sessions ont pour objectif d'organiser de manière régulière des rendez-vous musicaux à Casablanca: "des séries de concerts intimistes d’artistes qui ont fait sensation lors des précédentes éditions du Festival Jazzablanca, mais aussi des artistes plébiscités par les fans", explique-t-on sur le site du festival. Le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf avait été le premier à se produire dans le cadre de ces sessions à guichet fermé.

trufazz

LIRE AUSSI: