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Tunisie-"Saraha" ou l'image de soi par les autres: Que révèle cette application star du moment?

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Malini Agarwal (R), blogger-in-chief of missmalini.com, and her husband Nowshad Rizwanullah sit on a couch as they blog from their living room in Mumbai, January 22, 2013. Agarwal, 35, exemplifies what aspirational India is all about - She's bubbly, energetic, and describes herself as "India's blogging princess" and a "social media Jedi". She's been called "without a doubt, India's most famous blogger". Her blog, missmalini.com, gets over 250,000 unique visitors a month. It provides a steady die | Getty Images/iStockphoto
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Réseaux sociaux-"Saraha" est plus qu'une application, un phénomène sur les réseaux sociaux actuellement. Le concept est simple: envoyer des messages à des amis virtuels sous couvert d'anonymat. Un anonymat stimulant pour certains pour se permettre une certaine franchise. Un lâcher-prise collectif dans le bon et le mauvais sens.

Si certains apprécient le concept, d'autres y voient une forme de lâcheté et d'hypocrisie comme en témoignent les statuts facebook ci-dessous:

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Réactions internautes concernant l'application "Saraha"
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Au-delà de cette application, que reflète l'engouement pour tout ce qui a trait avec le regard des autres sur les réseaux sociaux?

Pour Hassen Weslati, qui a publié les messages qui lui sont parvenus et qui sont à forte connotation sexuelle, "Saraha" "n'est pas un phénomène spécifiquement tunisien mais l'aspect sexuel y est plus présent car ce sujet demeure tabou et on est plus à l'aise à en parler anonymement. Ceci traduit surtout la pauvreté émotionnelle et l'incapacité de dire ce qu'on pense d'autrui franchement".

Rim décrit: "ce jeu est plutôt amusant". Et d'ajouter: "Je n'ai pas voulu suivre la meute au départ mais j'ai cédé."

La chasse aux likes

Pour Mouna Esseghairi, psychologue clinicienne, "il s'agit de répondre à un certain besoin qui consiste à flatter son égo.
C'est à dire quand je vais avoir l'avis des autres que ce soit positif ou négatif cela prouve que y en a qui s'intéressent à moi, que j'existe auprès du groupe, on parle alors d'affiliation sociale.

Le fait de vouloir plaire afin d'intégrer le groupe donc recevoir des avis des autres sans pour autant savoir qui est derrière est très réconfortant car on ne va pas être dans le conflit direct mais on va plutôt répondre à une curiosité".

Cette analyse est valable pour la spécialiste pour la recherche de reconnaissance à travers la chasse au likes et du besoin de se vanter: "C'est ainsi que certains demandes à leurs amis proches de liker leurs photos!", a-t-elle renchéri.

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