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Selon une étude française, le cancer ne touche pas les pauvres et les riches de la même manière

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CANCER
Il existe des cancers des pauvres et des cancers des riches selon une étude française | Getty Images/iStockphoto
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SANTÉ - Certains cancers touchent davantage les populations défavorisées que les milieux aisés, et vice versa. C'est le constat établi par l'agence Santé publique France dans son dernier bulletin hebdomadaire.

Selon l'étude menée par sur près de 190.000 individus souffrant de cancers entre 2006 et 2009, dans seize régions françaises, les cancers de l’estomac, du foie, des lèvres-bouche-pharynx et du poumon sont en effet plus fréquents chez les hommes et femmes de milieux défavorisés. Au contraire, plus les populations sont riches, plus elles sont susceptibles d'être concernées par le mélanome (cancer de la peau).

Par genre, les hommes issus de milieux pauvres sont davantage touchés par les cancers du larynx, de l’œsophage, du pancréas et de la vessie. Les hommes de milieux aisés sont plutôt concernés par les cancers de la prostate et du testicule.

Chez les femmes, les cancers du col de l’utérus sont plus fréquents au sein des classes défavorisées. Au contraire, les cancers de l’ovaire et du sein frappent surtout les femmes de milieux aisés.

Milieux à risques

Les milieux défavorisés ont par ailleurs plus de risques d'être touchés par certains cancers. Les hommes pauvres ont ainsi 30,1% de risque en plus de souffrir de cancers du larynx que les hommes riches. Chez les femmes, cela concerne surtout les cancers des lèvres-bouche-pharynx (+22,7%).

Selon les chercheurs français ayant mené l'étude, "la détermination sociale de certains facteurs de risque comme la consommation tabagique, les expositions professionnelles ou aux polluants atmosphériques expliquent sans doute une partie importante des différences observées".

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