Moncef Marzouki et la Troika derrière l'envoi de jeunes Tunisiens vers les groupes jihadistes affirme le vice-ministre syrien des Affaires étrangères

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MARZOUKI LAARAYEDH
TUNIS, TUNISIA - OCTOBER 5: Tunisian President Moncef Marzouki (C), Tunisian Prime Minister Ali Laarayedh (R) and Tunisian Constituent Assembly President Mustapha Ben Jaafar (L) attend a meeting as part of the dialogue between Tunisia's ruling Islamists and the opposition at the Palais des Congres on October 5, 2013 in Tunis,Tunisia. (Photo by Amine Landoulsi/Anadolu Agency/Getty Images) | Amine Landoulsi/Anadolu Agency/Getty Images
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Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mokded a imputé la responsabilité de la dégradation des relations entre la Syrie et la Tunisie au gouvernement de la Troïka et à l’ancien président Mohamed Moncef Marzouki qui, a-t-il taxé, ”sont tenus responsables de l’envoi des jeunes tunisiens pour rejoindre les groupes terroristes“ a t-il rapporté, mardi dernier dans une déclaration accordée à un groupe de journalistes tunisiens actuellement en visite en Syrie.

Les relations diplomatiques tuniso-syriennes ont été rompues en février 2012, à la suite de la décision de l’ancien président de la République Mohamed Moncef Marzouki, d’expulser l’ambassadeur de Syrie à Tunis.

Les relations diplomatiques entre la Tunisie et la Syrie sont, actuellement, en train de se rétablir progressivement. La Tunisie avait nommé, en juillet 2015, un consul à Damas.

”La Syrie cherche actuellement à normaliser ses relations diplomatiques avec la Tunisie“ a assuré Fayçal Mokded déplorant tout de même que ”la Tunisie se contente actuellement d’une simple représentation consulaire en Syrie“.

”Cette situation est inacceptable pour la Syrie et notre principal objectif aujourd’hui est de normaliser ces relations (diplomatiques)“, a-t-il dit sans cacher le mécontentement de son pays de la décision tunisienne de réduire sa représentation diplomatique en Syrie.

”Comment des pays occidentaux peuvent-ils envisager de rouvrir leur ambassade à Damas, au moment où la Tunisie ignore cette question“, a lancé Mokded d’un air surpris.

”Les présentes relations diplomatiques tuniso-syriennes sont une version défigurée et dénaturée des relations fraternelles historiques qui ont longtemps unies les peuples des deux pays“, a t-il également rappelé.

Un groupe de journalistes tunisiens se trouve actuellement en Syrie à l’initiative de l’Instance nationale de soutien à la résistance et de lutte contre le sionisme et la normalisation pour prendre connaissance des développements de la situation dans ce pays et rencontrer des dirigeants politiques syriens.

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