Huffpost Maroc mg

Barack Obama sort de son silence et encourage les Américains à manifester

Publication: Mis à jour:
OBAMA BARACK
U.S. President Barack Obama (R) greets President-elect Donald Trump at inauguration ceremonies swearing in Trump as president on the West front of the U.S. Capitol in Washington, U.S., January 20, 2017. REUTERS/Carlos Barria | Carlos Barria / Reuters
Imprimer

ÉTATS-UNIS - Il aura fallu attendre dix jours, seulement, pour que Barack Obama sorte de son silence. L'ancien président américain s'est exprimé lundi 30 janvier par la voix d'un porte-parole, un peu plus d'une semaine après son départ de la Maison Blanche, pour encourager les Américains à manifester en défense de la démocratie.

Sans jamais mentionner Donald Trump, qui a succédé au démocrate le 20 janvier, le porte-parole de Barack Obama, Kevin Lewis, a indiqué dans un communiqué que l'ancien président se félicitait "du niveau de mobilisation" dans le pays, alors que des manifestations contestent la politique du président républicain, notamment son décret fermant les frontières aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays musulmans pendant quelques mois.

"Le fait que des citoyens exercent leur droit constitutionnel d'assemblée, de mobilisation et de se faire entendre par leurs élus correspond exactement à ce que nous voulons voir lorsque les valeurs américaines sont en jeu", a déclaré le porte-parole.

"En ce qui concerne les comparaisons avec les décisions de politique étrangère du président Obama, comme nous l'avons entendu auparavant, le président Obama est en désaccord fondamental avec la notion de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion", a ajouté ce porte-parole.

Barack Obama avait indiqué avant son départ qu'il se tiendrait en retrait du débat politique, sauf si certaines lignes rouges étaient franchies. Ses critères, énoncés lors de son ultime conférence de presse le 18 janvier, incluaient notamment: "la discrimination systématique, les obstacles au droit de vote, les tentatives visant à faire taire les voix discordantes ou la presse ou encore l'idée d'expulser des enfants qui ont grandi ici et qui sont, à tous égards, des enfants américains".

LIRE AUSSI: