La transformation des abattoirs d'Alger en patrimoine culturel relève de la Wilaya

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La cession du site des abattoirs d'Alger au profit du ministère de la Culture pour y créer une friche culturelle "relève des prérogatives de la de la wilaya d'Alger", seule habilitée à trancher sur la question, a affirmé hier le ministre Azzedine Mihoubi, lors d'une conférence de presse de présentation du bilan 2016 tenue à Alger.

Le ministre de la Culture répondait à une question de savoir est-ce que les autorités publiques envisageaient de répondre favorablement à la demande des artistes de créer un "espace dédié à l'art et à la culture" et convertir les actuels abattoirs d'Alger en patrimoine culturel.

Il a ainsi expliqué, relayé par l'APS, que "la cession du site relève des prérogatives de la wilaya d'Alger avec qui la question devra être discutée".

Un appel lancé via Internet en 2013 avait recueilli plus de 700 signatures d'artistes et citoyens, qui réclamaient la transformation de ce site en une friche culturelle pour faire sortir les arts visuels de la "léthargie" dans la capitale.

Le ministère a répondu favorablement à cette demande, promulguant un arrêté ministériel du 6 mars 2013, interdisant "toute construction ou intervention sur et dans les abords immédiats", ainsi que "tout autre type d’aménagement ou de nouvelle construction dans la zone de protection", au risque de sanctions.

Mais cet arrêté, qui portait également “ouverture d'instance de classement au patrimoine culturel des bâtiments historiques des "Abattoirs d'Alger", a été abrogé quelques mois plus tard par un nouvel arrêté.

La tutelle expliquait alors dans un communiqué que la décision initiale du 6 mars 2013 "était non valide réglementairement. Il a (arrêté, ndlr), en effet, été promulgué concernant un site qui était déjà, et depuis 5 ans, sous l’empire d’une mesure réglementaire portant déclaration d’utilité publique du-dit site pour la réalisation du siège du parlement (Conseil de la Nation et Assemblée Populaire Nationale)".

Et de rajouter: "L’arrêté initial du 6 mars 2013 ne signifiait nullement le classement des abattoirs sur la liste du patrimoine culturel, mais seulement une ouverture d’instance de classement"

"L’abrogation, le 6 juillet 2014, de l’arrêté du 6 mars 2013, a donc été simplement une mesure de cohérence juridique", a rajouté la même source.

Datant de l'époque coloniale, le centre d'abattage du Ruisseau, situé entre la commune de l’Hussein Dey et Kouba, compte trois salles d'abattage de 3.250 m², des écuries aménagées de 3.764 m² qui ne répondent plus aux normes actuelles.

Sa fermeture annoncée par les pouvoirs publics avait été reportée dans l'attente de la construction d'une infrastructure similaire en dehors du centre de la capitale.

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