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CAN 2017 : les dirigeants africains dénoncent des droits de diffusion télévisuelle "prohibitifs"

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AFRICAN UNION
ADDIS, ABABA, ETHIOPIA - JANUARY 30: African Heads of State pose for a group photo during the 28th African Union summit in Addis Ababa on January 30, 2017. (Photo by Minasse Wondimu Hailu/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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Réunis à Addis-Abeba, les chefs d'Etat et de Gouvernement de l'Union africaine (UA),ont dénoncé les droits
"prohibitifs" et "inconsidérés" de diffusion télévisuelle de la Coupe d'Afrique des nations de football, qui se déroule actuellement au Gabon.

"Nos populations, partout en Afrique, se voient malheureusement empêchées et frustrées de suivre et de vivre avec joie, ces moments de liesse africaine en raison de la position monopolistique aux relents purement mercantiles, qu'exercent les lobbies et les puissances de l'argent internationaux sur le contrôle direct des droits de diffusion télévisuelle", ont déploré les dirigeants africains, dans une motion adoptée lors du 28ème sommet de l'UA.

Dans le même sillage ils ont "dénoncé" et "condamné avec la plus grande fermeté et vigueur, l'injustice faite à la jeunesse africaine au moment même où elle célèbre l'un des événements les plus fédérateurs, et au retentissement planétaire, la Coupe d'Afrique des Nations de Football".

Ces droits, regrettent-ils, "tellement prohibitifs et inconsidérés que ne peuvent supporter nos radiodiffuseurs, encore moins des centaines millions de jeunes africains, les privent de prendre part à ce qui doit être une fête de l'Afrique, moment fort s'il en est, de rapprochement et de partage culturel entre nos peuples".

Les dirigeants africains ont demandé qu'une "loi relative aux conditions de retransmission des événements sportifs considérés comme revêtant une importance majeure soit adoptée au niveau continental et au niveau de chaque Etat membre".

Pour éviter que cet épisode regrettable ne se reproduise à l'avenir, ils ont appelé à ce que des mesures et actions "soient prises à l'effet de mettre fin à l'ordre actuel injuste et discriminatoire des marchés de droits de retransmission sur le continent qui prive la majeure partie de la jeunesse du continent de suivre les compétitions".

"Aussi, et pour mettre un terme définitif à cette injustice, surtout au moment où notre appel coïncide avec le thème de l'année 2017 que nous avons justement décidé de dédier à cette jeunesse africaine, nous interpellons énergiquement
toutes les instances africaines en charge de la jeunesse et du sport en Afrique, en vue d’œuvrer résolument à rétablir l'équité et la justice à l'endroit de l'Afrique et de sa jeunesse notamment", lit-on encore dans la motion.

La confédération africaine de football (CAF), à l'instar des autres confédérations sportives africaines, détentrices des droits de retransmissions de ces manifestations sportives concèdent ces droits exclusifs à des entreprises qui vendent les droist de retransmissions aux pays ou régions. Seules les chaînes de télévision et médias ayant acquis, alors les droits de sous-licence TV et Radio, peuvent retransmettre les compétitions sportives en questions suivant le contrat signé.

La CAF avait déjà avertit contre tout "acte de piraterie susceptible d'affaiblir l’événement sportif et son organisateur et porte ainsi gravement atteinte à l’économie du sport en Afrique".

Les dirigeant de l'UA ont-ils leur mot à dire? Les confédérations sportives, faut-ils le rappeler, n'ont de comptes à rendre qu'aux instances internationales dont elles sont membres.

De quelle manière alors les dirigeants africains comptent-ils remédier à cet état des lieux?

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