Attentat meurtrier contre une mosquée à Québec: le bilan provisoire est de 6 morts et 8 blessés

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MOSQUE QUEBEC
QUEBEC,CANADA - JANUARY 29: Canadian security forces patrol after a shooting in the Islamic Cultural Centre of Quebec in Quebec city on January 29, 2017. Five people are dead and a number of others wounded in a shooting at a mosque in Quebec City, the facility's president told media late Sunday. (Photo by Renaud Philippe/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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C’est après la prière du soir – Icha’ – vers 19h45 que deux hommes encagoulés ont fait irruption au rez-de-chaussée du Centre culturel islamique de Québec, dans le quartier de Sainte-Foy, au sud-ouest de la capitale de la province, et ont tiré avec ce qui semble être des armes automatiques sur la petite foule de fidèle qui accomplissaient probablement des prières surérogatoires.

Le bilan actuel est de 6 morts et 8 blessés selon un point de presse des services de police tenu il y a quelques minutes (00:50).
L’un des suspects a été rapidement arrêté après son forfait, alors qu’un deuxième, qui avait réussi à s’éloigner d’une vingtaine de kilomètres dans un véhicule noir, aurait lui-même appelé la police pour négocier sa reddition qui s’est faite sans heurts sur le pont d’Orléans.

Il a été question d’un troisième suspect, thèse finalement rejetée.

Les médias, qui se sont très rapidement emparés de l’affaire et continuent à la faire tourner en boucle au fur et à mesure que de nouvelles informations arrivent, ont tout de même longtemps hésité à qualifier l’acte de terrorisme, sous couvert de réserve, jusqu’à ce qu’un communiqué officiel annonce ne pas écarter la piste terroriste avant qu’un point de presse des services de sécurité vienne confirmer que l’affaire est bel et bien traitée comme un acte terroriste.

Un reporter de la chaîne de télévision TVA, Félix Seguin, avait du bout des lèvres évoqué «la frange de droite radicale québécoise»…

Ces dernières années, les organisations d’extrême droite nationaliste au Québec ont commencé à paraître sur les réseaux sociaux puis au grand jour, certaines prônant clairement leur “intention” de “nettoyer le Québec des Arabes et des Musulmans”.

Tard dans la nuit, les principaux représentant des la classe politique avaient condamné cet acte ignoble.

Dans une déclaration, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, affirme que "c’est avec un sentiment de choc, de tristesse et de colère que j’ai appris qu’une fusillade tragique et mortelle avait eu lieu ce soir", ajoutant condamner «cet attentat terroriste dirigé contre des musulmans se trouvant dans un lieu de culte et de refuge."

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, déclare dans un tweet que "le Québec rejette catégoriquement cette violence barbare" et assure de sa solidarité les proches des victimes, des blessés et à leurs familles.

Dans un message Facebook, le maire de la ville de Québec, Régis Labeaume, quant à lui, réitéré que "la violence et l’intolérance à l’égard de qui que ce soit, groupes ou individus, est tout simplement injustifiable et inacceptable."

Le ministre de la sécurité publique a fait déployer la structure de gestion policière contre le terrorisme, un groupement des principales forces de sécurité qui travaille en parfaite coordination dans les situations de crise. C’est d’ailleurs en son ministère que le premier ministre est attendu dans les minutes qui viennent pour un point de presse commun.

Interviewé au téléphone par la chaîne TVA, Amir Khadir, député du parti de gauche Québec solidaire, a clairement dit qu'il s'agit là de "(…) geste de terreur venant de fanatiques racistes qui pensent que les musulmans n'ont pas leur place à Ste-Foy ou au Québec."

L’Assemblée nationale du Québec a mis les drapeaux en berne.

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