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Violences à l'égard des femmes: Bassima Hakkaoui souhaite que la police intervienne davantage

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BASSIMA
Bassima Hakkaoui, Morocco's minister of familly and women talks about violence against women during an international seminar on violence agaisst women in Cassablanca on September 5, 2012. AFP PHOTO / FADEL SENNA (Photo credit should read FADEL SENNA/AFP/GettyImages) | AFP via Getty Images
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VIOLENCES - 66% des cas de violence sexuelle à l'égard des femmes se sont produits dans des lieux publics. C'est le chiffre effrayant qui a été mis en lumière par la ministre de la Solidarité, de la femme et de la famille Bassima Hakkaoui.

La ministre, qui a exposé mardi 24 janvier à Rabat le dernier rapport de l'Observatoire national de violence à l'égard des femmes, lors d'un atelier organisé dans le cadre de l'initiative "Villes sûres sans violence à l'égard des femmes et des filles", a également rappelé que 53% des cas de violence physique ont lieu dans les lieux publics.

"Ce phénomène interpelle l’ensemble des intervenants, secteurs gouvernementaux, société civile et organisations internationales partenaires", a martelé Bassima Hakkaoui.

La ministre a, dans ce cadre, exprimé son aspiration d’adopter le projet de loi sur la lutte contre les violences faites aux femmes, qui est actuellement au parlement. Le projet de loi sera, estime la ministre, un instrument juridique fondamental pour lutter contre les violences faites aux femmes.

De son côté, la représentante du bureau multi-pays de l'ONU Femmes pour le Maghreb, Leila Rhiwi, a relevé que l'initiative "Villes sûres sans violence à l'égard des femmes et des filles", qui couvre 22 villes dont Rabat et Marrakech, vise à trouver des approches et de solutions efficientes pour rendre l’espace public plus sûr et sécurisé. Elle précise que la violence contre les femmes eu milieu urbain dépasse largement celle commise au milieu rural au Maroc.

"La violence à l’égard des femmes est un phénomène mondial et l’ONU Femme à travers ses partenariats avec les secteurs gouvernementaux et autres, œuvre pour identifier les causes de la propagation de ce fléau à l’échelle internationale", a-t-elle souligné.

Habiliter les agents de police à intervenir dans les cas de violence

Pour sa part, le président du conseil communal de Rabat, Mohamed Sedikki, a fait savoir que la violence à l'égard des femmes dans les lieux publics est une violation flagrante des droits humains, notant que la réalisation des objectifs du développement durable requiert la mobilisation de tous pour la protection des droits de la femme.

Les intervenants ont mis l'accent sur la nécessité d'habiliter les agents de police à intervenir dans les cas de violence à l’égard des femmes dans les espaces publics, en les dotant des attributions requises pour procéder au contrôle et à l'arrestation des suspects et d'adopter le témoignage de la victime comme preuve suffisante pour incriminer l'acte de violence.

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