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Messahel souligne la nécessité pour la Libye d'avoir des institutions "fortes"

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MESSAHEL
Algeria's Minister of African and Maghreb Affairs Abdelkader Messahel speaks during a news conference after his meeting with Spain's Secretary of State for Latin America Juan Pablo De Laiglesia in Algiers September 16, 2010. REUTERS/Zohra Bensemra (ALGERIA - Tags: POLITICS) | Reuters
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La Libye doit de se doter d'institutions fortes "pour combattre le terrorisme et le crime organisé", a soutenu le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel lors d'un débriefing avec la presse nationale. M. Messahel a également affirmé, dans ce sillage, sa conviction que les Libyens "ont les capacités de reconstruire leur pays".

Le ministre a réitéré, à cette occasion, la position algérienne pour le règlement de la crise libyenne basée sur le respect de la souveraineté de la Libye, la non-ingérence dans ses affaires internes et le dialogue interlibyen, affirmant que l'Algérie "jouit de la confiance des différentes parties libyennes en étant à équidistance de toutes ces parties".

M. Messahel a expliqué que la solution politique à cette crise "ne doit pas être imposée mais doit émaner des Libyens eux-mêmes dans le cadre d'un dialogue impliquant toutes les parties libyennes concernées".

Il a indiqué que l'accord politique du 17 décembre 2015, signé sous l'égide de l'Onu, "a été conclu pour gérer une transition" en prévoyant la mise en place de trois institutions, à savoir la chambre des représentants, le Haut comité d'Etat et le Conseil présidentiel du gouvernement d'union nationale. "Ce processus onusien tarde à être mis en œuvre et il y a risque de dérives", a-t-il fait remarquer.

Concernant les efforts de l'Union africaine (UA) pour le règlement de la crise libyenne, il a rappelé la mise en place d'un Comité de cinq chefs d'Etat africains pour la gestion de cette crise, ajoutant que l'Algérie avait demandé l'élargissement de ce Comité aux pays voisins.

"Notre demande a été entendue et retenue et le Comité s'est transformé en 5+7", a-t-il souligné précisant que le Comité chargé de la Libye se réunira le 27 janvier à Brazzaville (Congo) au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA.

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