Comment les promotions des fonctionnaires mettent en danger leur retraite

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ECONOMIE – Et encore une sortie fracassante pour le premier président de la Cour des comptes, Driss Jettou. Lors d’une réunion commune tenue mardi 24 janvier entre les trois commissions permanentes de la Chambre des conseillers, consacrée à la présentation du rapport élaboré par la Cour des comptes sur la Caisse marocaine des retraites, l’ancien Premier ministre a appelé à l’urgence de la réforme des retraites. Soulignant par ailleurs que «les dysfonctionnements du régime des pensions civiles sont le résultat des principaux critères qui fondent ce régime, du rythme de promotion dans la fonction publique et l'augmentation incessante des salaires».

En effet, depuis 2014, la CMR en difficulté, a commencé à puiser dans ses réserves, qui ne peuvent tenir que jusqu’à fin 2021 sans réforme. En résumé, les retraites coûtent cher, et les cotisations n’arrivent pas à les combler. Résultat : la caisse est endettée de 700 milliards de DH, soit une dette supérieure à cette de l’Etat !

La Cour des comptes pointe "l’insuffisance" de la réforme

La réforme engagée par le gouvernement fin 2015 compte ainsi augmenter la durabilité du système de 6 ans et baisser ses dettes implicites à l’horizon des 50 prochaines années, d'environ 57%. Néanmoins, le rapport de la Cour des comptes indique que lla réforme n’a pas touché certains critères de base du régime de pensions civiles, ce qui rend cette réforme insuffisante pour assurer la durabilité et l’équilibre du système sur le moyen et long terme".

A côte de la réforme gouvernementale, il y a les propositions des syndicats (UMT, FDT et UGTM). Elles tiennent en peu de mots : que les cotisations (qui devraient augmenter de 20% à 28%) soient supportées pour deux tiers par l’Etat et pour un tiers par les salariés, au lieu de 50/50 chacun.

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