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Le Maroc n'est plus le premier investisseur étranger en Côte d'Ivoire

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ABIDJAN INDUSTRY
Le Maroc n'est plus le premier investisseur étranger en Côte d'Ivoire | Thierry Gouegnon / Reuters
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ÉCONOMIE – Le centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) a livré ses dernières données de l’année 2016. Le Royaume, qui devançait la France en 2015 avec 22% des entreprises agréées par le CEPICI, a été dépassé par la France, le Nigéria, la Grande-Bretagne, le Liban et l’île Maurice.

Suite au ralentissement global de l’économie marocaine, qui a enregistré une croissance de 1,1% en 2016, ainsi que l’appel à la prudence de la part de Bank Al-Maghrib quant à une expansion jugée "trop rapide" des banques commerciales marocaines au sud du Sahara, le Maroc a été relégué à la 6e place.

Ainsi, la France, en 2016, avec deux gros investissements privés que le CEPICI passe sous silence, totalise 12% du total des agréments, soit 80,6 milliards de francs CFA.

Le Nigeria arrive en deuxième position avec 10% du total soit 67,2 milliards de francs CFA, entre autres grâce aux investissements que le milliardaire nigérian Aliko Dangote a annoncés dans une cimenterie à Abidjan.

Dans le flux global des investissements drainés par Abidjan en 2016, 53,8% ont une origine africaine, contre 30% pour l’Europe, et 14% pour l’Asie. Le secteur des BTP est première cible des capitaux investis avec les nouvelles technologies de l’information, l’agro-industrie et les transports.

Pour rappel, le dernier coup de pouce marocain pour la Côte d’Ivoire a été la levée de fonds pour l’aménagement et la valorisation de la baie de Cocody à Abidjan.

Sous l’impulsion du Maroc, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), la Banque islamique de développement (BID) et le Fonds koweitien pour le développement économique arabe (FKAED), ont ainsi accepté de financer l’intégralité de ce projet qui comprendra la réhabilitation écologique de la baie, la réalisation d'une marina, d'un parc urbain, d'équipements sportifs, culturels et commerciaux, d'un pont à haubans et d’ouvrages hydrauliques dans cette zone délabrée de la capitale économique ivoirienne.

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