Le pétrole recule, le nombre de puits américains au plus haut depuis fin 2015

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Les prix du pétrole reculaient lundi en cours d'échanges européens, la hausse des extractions américaines contrebalançant les annonces des pays engagés par l'accord de limitation de la production, qui disent avoir tenu leurs promesses.

Vers 11H40 GMT (12H40 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 54,93 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 56 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de mars, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, reculait de 68 cents à 52,54 dollars.

Les cours de l'or noir reculaient lundi alors que les données publiées vendredi après la clôture européenne par Baker Hughes font état d'une hausse du nombre de puits actifs aux Etats-Unis.

"Les ministres de l'Energie des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont tenté de minimiser l'importance de la production américaine, ce qui peut être interprété comme un signe d'impuissance de leur part", ont estimé les analystes de JBC Energy.

Selon les données publiées par le groupe privé Baker Hughes, le nombre de puits actifs a augmenté de 29 la semaine dernière, les amenant à leur plus haut niveau depuis fin 2015.

Les producteurs américains profitent de la hausse des prix entamée fin 2016 après que les membres de l'Opep et leurs partenaires se sont engagés à limiter leur production.

Ce week-end, le comité de surveillance de l'application de l'accord s'est réuni ce week-end à Vienne, où des représentants ont affirmé que les réductions étaient bien respectées et que l'objectif de 1,8 million de barils serait atteint dès février.

Cette annonce n'est donc pas parvenue à faire remonter les prix de l'or noir, qui évoluent entre 53,50 dollars et 58,50 dollars depuis le début de l'année.

"Limiter la production est important pour empêcher les marchés du pétrole de sombrer, mais il faut noter que pour qu'une hausse réelle s'engage, la demande compte aussi. Comme cette dernière stagne actuellement, les investisseurs restent peu convaincus", a expliqué Ipek Ozkardeskaya, de London Capital Group.

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