Huffpost Algeria mg

Attentat au Mali: l'Algérie condamne, l'ONU envisage des sanctions pour protéger le processus de paix

Publication: Mis à jour:
MALI
EDITORS NOTE: Graphic content / Soldiers gather at a pickup truck following a suicide bomb attack that ripped through a camp grouping former rebels and pro-government militia in Gao, in the troubled northern Mali left 50 people dead on January 18, 2017 in Gao.Malian president's office ordered three days of national mourning following the attack, the worst in the country in recent years. / AFP / STRINGER (Photo credit should read STRINGER/AFP/Getty Images) | STRINGER via Getty Images
Imprimer

L'Algérie a condamné hier "de la manière la plus ferme" l'attentat suicide perpétré mercredi 18 janvier à Gao, au nord du Mali, réitérant son engagement pour une application "scrupuleuse et rigoureuse" de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger.

"Nous condamnons de la manière la plus ferme l'attaque terroriste meurtrière perpétrée ce jour à Gao (Mali)", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, dans une déclaration à l'APS.

"En sa qualité de président du Comité de suivi de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, l'Algérie ne ménagera aucun effort pour l'application scrupuleuse et rigoureuse de toutes les dispositions de cet Accord en coordination avec l'ensemble des acteurs concernés de la communauté internationale et les partenaires maliens", a-t-il affirmé.

"Convaincus que la voie du dialogue et de la réconciliation eést et reste le seul moyen à même de favoriser une poursuite sereine du processus devant couronner les efforts en cours pour la mise en œuvre de cet Accord, nous réitérons notre rejet de la violence et notre condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations", a ajouté le porte-parole du MAE.

Pour rappel, l'attentat qui a visé un camp de regroupement de l'armée à Gao, a fait au moins 60 morts et 115 blessés, selon le dernier bilan révélé par le président Ibrahim Boubacar Keïta.

L'ONU envisage des sanctions

Le Conseil de sécurité des Nations unies a de son côté accepté d'examiner l'opportunité d'infliger des sanctions à ceux qui feraient obstacle au processus de paix au Mali, rapportait mercredi l'agence de presse française.

Après avoir condamné cet attentat, les membres du Conseil ont estimé que "des retards continuels menacent la viabilité de l'accord" signé par le gouvernement malien et des groupes rebelles, a indiqué à la presse l'ambassadeur suédois Olof Skoog, qui préside le Conseil en janvier.

Ses quinze membres ont discuté de la façon de protéger cet accord, "y compris la possibilité et les conséquences de la mise en oeuvre d'un régime de sanctions", a prévenu M. Skoog.

Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a soutenu le principe de sanctions ciblées contre ceux violant le cessez-le-feu et menaçant le processus de paix.

Au Mali, "le phénomène terroriste prend des proportions de plus en plus inquiétantes", notamment "au nord et au centre", a déclaré M. Ladsous. "Si la situation sécuritaire continue à se détériorer ainsi, il n'y aura plus de paix à maintenir au Mali", a-t-il prévenu.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.