Nord du Mali: 37 morts dans un attentat suicide contre des groupes armés pro-gouvernementaux

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GAO MALI
FAMA (Armed and Security Forces of Mali) servicemen stand guard on a military vehicle, as part of a visit of French President to the troops of France's Barkhane counter-terrorism operation in Africa's Sahel region in Gao, northern Mali, on January 13, 2017.Talks gathering some 30 African states and France begin in Mali's capital Bamako on January 13, with leaders expected to focus on Africa's battle against jihadists and bid to improve its democratic record. / AFP / STEPHANE DE SAKUTIN (P | STEPHANE DE SAKUTIN via Getty Images
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Un kamikaze a tué 37 ex-rebelles et membres de groupes armés pro-gouvernementaux à Gao en se faisant exploser mercredi dans leur site de regroupement dans cette ville du nord du Mali, a indiqué à l'AFP une source militaire au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma).

"Un kamikaze a attaqué un camp" de regroupement de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, ex-rébellion à dominante touareg) et de la Plateforme (groupe pro-gouvernementaux) à Gao, "le bilan est de 37 morts", a affirmé la source à la Minusma.

L'information a été confirmée par une source administrative à Gao, sans plus de détails dans l'immédiat.

Selon la source à la Minusma, les membres de la Plateforme victimes de l'attaque suicide comprennent des hommes du Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia).

"Le kamikaze est venu dans un véhicule et s'est fait exploser. L'attaque a eu lieu ce matin à 08H40 (locales et GMT)", la CMA et la Plateforme "devaient commencer bientôt une patrouille mixte", a-t-elle expliqué.

Ces patrouilles mixtes doivent se tenir en application de l'accord de paix signé en mai-juin 2015 entre Bamako et ces différents groupes armés. Elles sont censées préfigurer la refonte d'une armée malienne unitaire.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature de l'accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, et dont l'application tarde à venir.

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