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Formation du gouvernement: Les réponses aux questions que vous vous posez

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AKHANNOUCH BENKIRANE
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MAJORITÉ - Les négociations pour la formation du gouvernement peuvent sembler au point mort. Néanmoins, ces derniers jours ont été l'occasion, pour les acteurs politiques, de faire plusieurs offres pour tenter de sortir du blocage. Quel est l'état d'avancement des négociations? Et quelles sont les formules de sortie de crise qui ont été proposées? Éléments de réponse.

Où en est-on des négociations?

Contacté par le HuffPost Maroc, le président du Conseil national du Parti de la justice et du développement (PJD) Saâdeddine El Othmani indique qu'il n'y a rien de nouveau jusqu'à présent. Il est à attendre que les négociations soient mises en sourdine en attendant le retour du Maroc à l'Union africaine (UA).

Ce mercredi 18 janvier, le roi Mohammed VI est attendu au Ghana. Fin janvier, le souverain se rendra à Addis Abeba, où se tiendra le Sommet de l'UA. D'ici là, les regards de la classe politique seront braqués sur la réintégration du Maroc à l'UA, considérée priorité du moment.

Quelle est la dernière offre faite par le chef du gouvernement?

La dernière offre proposée par le chef du gouvernement consiste en la formation d'un gouvernement composé du Parti de la justice et du développement (PJD), du Rassemblement national des indépendants (RNI), de l'Union constitutionnelle (UC), ainsi que du Mouvement populaire (MP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS).

Pourquoi Benkirane est-il désormais prêt à accepter l'entrée de l'UC?

S'il s'était au départ montré réticent à l'entrée de l'UC au gouvernement, Abdelilah Benkirane a par la suite accepté le bloc RNI-UC, sachant que les deux partis politiques ont constitué un groupe parlementaire commun au niveau de la Chambre des représentants, et se dirigent vers une fusion.

Qu'en est-il de l'USFP?

Face à l'insistance de Aziz Akhannouch d'inclure l'USFP dans la coalition, le Parti du progrès et du socialisme a proposé une formule qui aurait pu permettre de sortir du blocage: offrir à l'USFP la présidence de la première chambre en échange du soutien du parti de la rose à la majorité, et sans que celui-ci n'entre au gouvernement dans un premier temps, a appris le HuffPost Maroc auprès du secrétaire général du PPS Nabil Benabdellah. L'USFP a refusé cette offre. Les personnalités politiques de la majorité que le HuffPost Maroc a contactées expliquent que désormais, la balle est dans le camp du bloc de négociation formé par le RNI, le MP, l'UC et l'USFP.

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