Un attentat suicide dans le nord du Mali fait 37 morts

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MALI ARMY
French troops ride on an amoured vehicle on a road near the frontline in their conflict with Islamists just outside Niono, January 19, 2013. France called on Saturday on other world powers to commit money and logistical support for African armies readying their troops to join French soldiers already battling al Qaeda-linked militants in Mali. REUTERS/Joe Penney (MALI - Tags: CIVIL UNREST MILITARY CONFLICT) | Joe Penney / Reuters
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ATTENTAT - Un kamikaze a tué 37 ex-rebelles et membres de groupes armés pro-gouvernementaux à Gao, au Mali. Ce dernier s'est fait exploser mercredi dans leur site de regroupement situé dans cette ville du nord du pays, rapportent des médias locaux citant des sources concordantes.

Un kamikaze a attaqué un camp "de regroupement d'ex-rebelles à dominante touareg et de membres des groupes armés pro-gouvernementaux à Gao", a affirmé une source militaire au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), notant que "le bilan est de 37 morts".

L'information a été confirmée par une source administrative à Gao.

Une zone qui échappe encore au contrôle

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes armés liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ils y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement, en janvier 2013 à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Cependant des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin d’un accord de paix entre le gouvernement et la rébellion à dominante touareg.

PRISE D'OTAGES - Selon nos confrères de Médias 24, qui citent une source officielle, Monsieur Aït Radi, le deuxième Marocain qui se trouvait à l’hôtel Radisson à Bamako au moment de la prise d'otages, vient d'être libéré.

Quelques heures plus tôt, Ouadie Lahlou, directeur à la BMCE Bank of Africa, avait réussi à échapper à la prise d'otages en se réfugiant dans sa chambre d'hôtel.

Ce qui signifie qu'aucune victime marocaine n'est à déplorer. Selon l'AFP, les corps de 18 personnes ont été retrouvés dans l'hôtel Radisson de Bamako. Le ministre malien de la Sécurité intérieure a pour sa part indiqué que les assaillants ne détenaient plus d'otage.

D'après le groupe propriétaire de l'hôtel, environ 170 personnes étaient dans l'établissement au moment de l'attaque.

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