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Quand 160 jeunes viennent de l'étranger pour planter des arbres à Gammarth

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La nouvelle année commence dans la verdure. 300 arbres dans la matinée du 17 janvier 2017 ont été plantés au village SOS Gammarth.

olivier

Cette plantation a eu lieu dans le cadre de la campagne #1MillionTrees4Tunisia, initiée par l'association Acacias for all qui s'est associée à l'Institut de l'Engagement afin d'organiser l'événement Plantation de 300 arbres à Gammarth, avec la présence également de l'ambassadeur de France en Tunisie, Olivier Poivre d'Arvor, qui a lui aussi planté un olivier, au sein du Village SOS Gammarth, qui s'est aussi arrêté pour acheter des clémentines à un vendeur ambulant.

olivier poivre arvor

Ce sont 160 jeunes tunisiens, franco-tunisiens, français et d'autres nationalités encore, qui ont pris le bateau depuis Marseille jusqu'à Tunis dans la nuit du 15 au 16 janvier, par grand temps pendant 29h, "il y en a deux tiers qui ne sont pas tombés malades." plaisante Martin Hirsch.

lauréats

Tout va bien pour eux puisque le 17 janvier, ils sont tous allés planter des arbres à Gammarth. À ce sujet, Sarah Magida Toumi, présidente de l'association Dream in Tunisia et du programme Acacias for All décrit cette plantation comme "un symbole fort, que de planter des arbres, ces jeunes pourront les revisiter quand il reviendront un jour en Tunisie, dans un an ou dans 10 ans et ils se rappelleront de cette belle expérience."

plantation

"Loin des clichés de l'extrémisme et de la terreur", cet événement, outre son aspect environnemental, vise à véhiculer une image positive de la Tunisie comme l'affirme Sarah au HuffPost Tunisie: "Les 160 jeunes, de différentes nationalités étaient dans la rue toute la matinée à planter des arbres, ils ont été bien accueillis et personne ne les a dérangés, et quand ils retourneront en France, ils diront qu'ils sont allés en Tunisie, que tout s'était bien passé... Aussi, ils vont porter notre message en France et ailleurs."

Ce que les lauréats de l'Institut ont confirmé plus tard au HuffPost Tunisie: "C'est une expérience qui apporte beaucoup, nous avons cette chance de venir ici, de rencontrer des gens intéressants et d'assister à des conférences de qualité, et sur différents thèmes." explique un des lauréats de l'Institut, "Je me suis rendu compte que c'est un pays plus moderne que ce que je ne m'étais imaginé."

"Ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'en Tunisie il fait froid aussi, même pire, ici, on se croirait en Normandie." lance un autre lauréat, car évidemment, les clichés laissent penser que le soleil ne quitte pas le ciel de la Tunisie, et que les chameaux se baladent dans les rues.

Quant aux projets de Dream in Tunisia, commencés à Bir Salah, ils grandissent pour atteindre les autres régions de la Tunisie, "Nous sommes aujourd'hui dans 13 régions, et avec la campagne "1 million trees for Tunisia", nous avons voulu transposer ce que j'ai commencé à Bir Salah à l'échelle nationale," explique Sarah au HuffPost Tunisie, "Nous intégrons même des gens qui ne sont pas des agriculteurs et qui ne viennent pas de zones rurales, mais qui sont concernés par la question de l'environnement." 13 ambassadeurs aujourd'hui travaillent sur ce projet, l'objectif est d'arriver à 25 d'ici la fin de l'année.

Pourquoi la Tunisie? Marc Germanangue, directeur pédagogique et directeur général adjoint de l'Institut de l'Engagement répond au HuffPost Tunisie:

"La Tunisie c'est le premier pays qui a connu la révolution du jasmin, c'est sûrement le pays qui connait la transition la plus intéressante... avec encore de vrais défis dans la dimension économique et sociale certes.

Les acteurs du changement ici ressemblent beaucoup aux lauréats de l'Institut de l'Engagement, des jeunes qui veulent changer la société, et qui le font concrètement, à l'exemple de Sarah Toumi, qui est d'ailleurs lauréate de l'Institut de l'Engagement, c'est vraiment un modèle.
D'autres comme la caricaturiste nadia khiari ou la bloggeuse Lina Ben Mhenni qui viennent témoigner de leurs expériences, c'est vraiment précieux.

C'est un encouragement aux jeunes engagés de l'institut et une façon de leur dire "regardez ailleurs dans le monde, comme en Tunisie, il y a des jeunes, des femmes qui veulent changer les choses.""

Néocolonialisme ou néo-collaboration?

Une autre question a soulevé la salle. Les relations entre la France et la Tunisie, est-ce du néocolonialisme comme certains ont fait remarquer, ou est ce une néo-collaboration, comme le pensaient d'autres?

Pour Martin Hirsch, Président de l'Institut de l'engagement "L'enjeu de lutter contre la pauvreté, de créer de l'emploi, de trouver des idées pour lier environnement et emploi, ce sont des questions qui se posent dans les deux pays, cet événement est donc une très belle initiative"

Cet événement est donc l'occasion de discuter d'enjeux communs entre deux nations différentes et deux peuples différents, liés par une longue histoire, mais qui ne se connaissent pas vraiment.

Interrogé sur les objectifs de cet événement, le président de l'Institut voit ceci comme une opportunité de confronter les jeunes lauréats de l'Institut à un monde différent: "On a l'habitude d'organiser ce genre d'événements pour les lauréats de l'Institut de l'Engagement, et ce afin de les confronter à d'autres univers, différents modes de pensées, aussi à être ensemble, pour se connaitre."

Des jeunes d'Europe, du Grand Maghreb et d'autres pays de l'Afrique viennent s'entraider, partager leurs acquis et parrainer les plus jeunes. "Le fait de pouvoir le faire ailleurs qu'en France et pouvoir rencontrer des représentants de la jeunesse tunisienne, je suis sûre que ça laissera une trace indélébile chez eux. "

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