Jawad "le logeur", "pète une durite" en prison et menace de "commettre l'irréparable"

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Jawad "le logeur", "pète une durite" en prison et menace de "commettre l'irréparable" | BFMTV
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TERRORISME - Dans une nouvelle missive, Jawad Bendaoud, soupçonné d'avoir hébergé plusieurs terroristes du 13-Novembre, dénonce son maintien à l'isolement et menace de "commettre l'irréparable".

Comme l'indique la chaîne françaiseTF1 qui a pu se procurer la lettre,
le courrier, daté du 1er octobre 2016, aurait été envoyé au juge de la section antiterroriste de Paris Jean-Marc Herbaut. Le complice présumé des terroristes qui affirme "péter un plomb" interpelle directement le magistrat: "Vous êtes juge d'instruction, on aurait dis vous êtes scénariste (...) vous attendez quoi je pète une durite", écrit-il dans une lettre remplie de fautes.

Une fois encore, celui que l'on surnomme désormais "le logeur" clame sa bonne foi, niant avoir eu connaissance de l'identité de Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh. "J'ai senti un truc louche mais jamais j'aurais pu imaginer une seule seconde que je venais de serrer la main et offert un toit du coca cherry, de l'oasis aux individus qui venait de commettre les pires attentats perpetré en France", se défend-il.

Entre violence et promesse de bonne conduite

Toujours incarcéré à la maison d'arrêt de Villepinte en Seine-Saint-Denis (région parisienne), Jawad Bendaoud réclame la fin de sa mise en isolement et son transfert dans une autre prison. "Vous cherchez quoi au juste qu'a force de craquer je commette l'irréparable je suis quelqu'un de violent depuis tout jeune (...) si je commet un acte violent on va dire c'est un terroriste Jawad mais mort de rire".

Des menaces qui tranchent avec les promesses également évoquées. "Plus jamais de ma vie je referais quoi que ce soit d'illégal quitte à manger des conserves au Resto du Cœur, la poisse me colle à la peau", affirme Jawad. "J'avais tout pour réussir j'ai passé mon code de la route en accéléré je l'ai obtenu sans problème (...) j'ai tout perdu."

Le discours du suspect présumé a souvent varié. Moins d'un mois après les attentats, il avait en effet affirmé qu'il "se doutait" qu'il logeait les terroristes à Saint-Denis, mais qu'il "voulait l'argent". Une position qui avait radicalement évolué en avril 2016, où il déclarait alors n'avoir "rien à voir avec tout ça". Il demandait d'ores et déjà la fin de sa mise à l'isolement, se disant déjà prêt à "péter les plombs".

En septembre 2016, il avait tenté de mettre le feu à sa cellule, pour protester "contre les surveillants de la prison, trop lents à ses yeux à le placer dans une autre aile de la maison d'arrêt, avec d'autres détenus.

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