Ligne à grande vitesse : les coulisses d'un projet structurant

Publication: Mis à jour:
ONCF
Imprimer

Préserver la biodiversité et les sites naturels, voilà l’un des leitmotivs de l’Office national des chemins de fer (ONCF) dans la construction de la ligne à grande vitesse. En effet, la forêt de Maamora, Oued Sebou, la réserve biologique de Merja Zerga, les ruines du Linux, et les Outardes de Tahadart longent toute la ligne.

"L’ONCF a intégré la notion environnementale et sociale dans son projet de liaison à grande vitesse. Dès les études préliminaires pour le choix du tracé, il a été décidé de s’éloigner le plus possible des zones d’habitation, de longer l’autoroute pour un impact réduit, et surtout d’éviter les sites naturels", explique Zhor El Kacimi, chargée de l’environnement à l’ONCF.

Concrètement, l’Office a entrepris la reconfiguration des cours d’eaux touchés par les travaux de construction de la ligne et le reboisement de 2100 ha de forêt (pour 130 ha impactés). Pour faciliter la vie des riverains, des passerelles pour piétons et animaux ont été édifiées tout au long de la ligne.

Avec un chantier de 200 Km répartis en 8 lots, les travaux de génie civil sont une autre paire de manches. «Les travaux consistent en le modelage du terrain et le franchissement des obstacles. Les contraintes majeures du projet sont d’ordre géotechnique, avec des terrains de mauvaises qualités, et des zones compressibles et inondables », indique Sara Ougerd, chargée de Lots à l’ONCF. Elle précise que "pour y remédier, l’ONCF procède à la substitution du terrain ou au traitement à la chaux.

Pour les régions inondables, nous avons dû recourir aux drains verticaux, ou des inclusions rigides dans les cas les plus défavorables". La plateforme finale est alors constituée de plusieurs couches (14 cm de bitume, 15 cm de couches de réglages, et une couche de forme de 20 cm).

"Sur le projet, il y a 3500 personnes employées directement, et 90% entreprises sont marocaines", conclue-t-elle.