6 ans après la révolution: Les mouvements sociaux perdurent, les partis politiques s'alignent

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Plusieurs partis politiques et organisations ont exprimé leur adhésion aux idéaux de la révolution tunisienne, à l’occasion de l'anniversaire de la révolution du 17 décembre 2010-14 janvier 2011, et qualifié de légitimes les mouvements sociaux dans plusieurs régions du pays, tout en appelant le gouvernement à accorder la priorité au développement et à l’emploi dans les zones marginalisées.

Le Front Populaire a réitéré ainsi son engagement “à défendre les revendications du peuple tunisien à la liberté, à la justice sociale et à la dignité nationale, des fondements de la république démocratique et sociale”, et réaffirmé sa détermination “à prôner un nouveau modèle de développement comme alternative aux politiques économiques libérales et à réhabiliter le rôle de l’Etat et des entreprises du secteur public pour garantir l’équilibre entre les régions et les couches sociales”.

Elle a également souligné “la nécessité de poursuivre la pression pour faire la lumière sur les assassinats de Mohamed Brahmi et Chokri Belaid, les martyrs de la révolution et ceux des forces de sécurité et de l’armée nationale face aux tentatives de la coalition au pouvoir de tourner la page de ses dossiers”. Le Front a appelé d’autre part “à faire face aux tentatives de faire de la Tunisie un dépotoir des déchets du terrorisme international sous des prétextes oiseux”.

De son côté, le Parti Républicain, a réaffirmé son soutien total aux mouvements pacifiques dans les villes de Meknassi, Bouzayene, Ben Guerdane et Tala et autres villes “où les habitants ont revendiqué le droit légitime au développement, à l’emploi et à la dignité nationale”.

“La stabilité et la sécurité ne sont pas possibles tant que des régions entières endurent la privation et la marginalisation et tant que le désespoir domine les jeunes qui ont perdu espoir dans l’avenir et la possibilité de changer leur situation”, relève le parti.

Il a demandé au gouvernement, “qui a reconnu la légitimité de ces mouvements”, à changer sa conception du traitement des questions de développement et d’emploi, de mettre en place un programme exceptionnel transformant l’Etat en locomotive de ces régions et de réaliser des projets de développement restaurant la confiance entre l’Etat et le citoyen.

Le Parti de l’Initiative, a estimé, pour sa part, que “la commémoration de cet anniversaire historique intervient dans des circonstances spéciales qui suscitent l’inquiétude face à la détérioration de la situation économique, l’amplification de l’évasion fiscale qui dégradent le climat social lequel est envenimé par la menace terroriste”.

Le parti a exprimé sa “grande préoccupation à l’égard du retour des terroristes des foyers de tension”, réaffirmant la nécessité de traiter cette “question dangereuse en appliquant la loi sur le terrorisme avec courage et en traitant la question sécuritaire avec professionnalisme.

Enfin l’organisation de l’Union du Travail a appelé le gouvernement à accélérer les reformes et les mesures d’aide à l’emploi tout en luttant contre la corruption et la pauvreté, en donnant la priorité aux régions défavorisées et en atténuant la cherté de la vie.

L’organisation syndicale a appelé aussi le gouvernement à “assumer son rôle en matière d’organisation de la vie publique et d’application de la loi, notamment en matière de pluralisme syndical et d’équité dans le traitement avec les toutes les parties prenantes, sans calculs politiques et avec respect de la constitution”.

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