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Le Front du salut de Marzouk et Riahi: Un salut au profit du gouvernement selon Seddik!

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Après des semaines de négociations entre les représentants du Mouvement projet pour la Tunisie (MPT), ceux de l’Union patriotique libre (UPL), le Comité de sauvetage de Nidaa Tounes, dirigé par Ridha Belhadj et le parti communiste, le nouveau Front politique vient de voir le jour sous le nom du Front du salut.

Lors d’un point de presse tenu au sein du siège de l’UPL, Mohamed Kilani, secrétaire général du parti communiste, a expliqué que l’annonce officielle de ce nouveau Front se fera le 17 janvier. Selon le concerné les parties prenantes à ce nouveau projet ont décidé de reporter de quelques jours l’annonce officielle avant de perfectionner l’accord qui les réunit.

Comme cette coalition a le même nom que la coalition qui s’était formée au lendemain de l’assassinat de Mohamed Brahmi et que le Front populaire en faisait partie pendant un moment, Ahmed Seddik, député du Front populaire, est intervenu sur les ondes de la radio Shems FM pour revenir sur ce nouveau Front.

Pour le député, la coalition entre Mohsen Marzouk et Slim Riahi vise, essentiellement, à sauver le pouvoir; expliquant que Béji Caïd Essebsi est déjà intervenu en juin dernier avec son initiative de formation d’un gouvernement d’union nationale et qu’il ne pouvait donc plus se permettre d’intervenir directement, Ahmed Seddik a assuré que le nouveau Front du salut vise à retaper le gouvernement de Youssef Chahed et a le sauver afin qu’il puisse arriver au terme de son mandat.

Contacté par le HuffPost Tunisie, le chroniqueur politique, Sofiene Ben Hamida, a estimé que ce Front représente une nouvelle alliance politique qui pose problème à plusieurs niveaux: "Les composantes de cette alliance connaissent toutes une période difficile et il serait difficile d'imaginer qu'elles puissent voler au secours du pays alors qu'elles n'ont pas été capables de résoudre leurs problèmes internes. Cela concerne au moins trois membres de ce Front qui sont l'UPL, le Projet et les transfuges du Nidaa. D'un autre côté, ce Front semble souffrir d'une divergence grave au niveau des orientations politiques et surtout économiques de ses composantes. Cela limite gravement le champ d'action de ce Front qui, au mieux, sera un une alliance électorale de courte durée. Enfin, il est clair que ce Front souffrira de l'égo démesuré des dirigeants de ses composantes. Leurs comportements individualistes antérieurs cadrent mal avec l'abnégation nécessaire au bon fonctionnement d'un Front".

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