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"Je ne démissionnerai jamais", prévient Néji Jalloul

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NEJI JALLOUL
Facebook/Néji Jalloul
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“Je suis un ministre en constante campagne électorale,” a déclaré Néji Jalloul, ministre de l’Education, dans une interview accordée, jeudi, à Mosaïque Fm. “Je ne suis pas un ministre technocrate (...) Je suis ambitieux et j’ai les moyens de mes ambitions…” a-t-il renchéri. Il a indiqué qu’en 2019, il envisage de se présenter en tant qu’activiste politique.

“Ceux qui appellent à ma démission ne me dérangent pas,” a-t-il dit en réaction aux propos des ses détracteurs. “Je suis avant tout un activiste politique en ministère ou en dehors du ministère,”a-t-il expliqué tout en rappelant que l’appel à la démission est un droit constitutionnel. “C’est aux électeurs de demander ma démission. Si Nidaa Tounes demande ma démission, je respecterai cette décision,”a-t-il dit. “C’est ça la démocratie”, a-t-il poursuivi.

Revenant sur le différend qui oppose le ministère avec l’UGTT, Jalloul s’est montré optimiste sur une issue favorable avec les syndicalistes. Il a noté que les deux parties, malgré la crise, partagent la même ambition qui est de réformer le système éducatif. “Le ministère est ouvert à toute proposition,”a-t-il déclaré.

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Néji Jalloul a évoqué, par ailleurs, les nouveautés apportées au système éducatif. Il a annoncé que la révision des horaires scolaires et le nouveau calendrier des vacances a permis de réaliser une avancée notable. Il a noté que l’ancien régime a montré des défaillances au niveau de l'assimilation pour les élèves. “A partir de la cinquième semaine, la concentration se décline”, a-t-il indiqué en prouvant l’efficacité du nouveau système de cinq semaines de cours suivis de vacances. Il a précisé, par ailleurs, qu’avec le système semestriel, le nombre des journées de cours a augmenté.

Selon lui, tous les indices de violence scolaire sont en baisse et le nombre d’absence des enseignants a diminué de 97% dans le primaire et de 88% dans le secondaire.

Jalloul a annoncé que des négociations sont en cours pour unifier les calendriers scolaires et universitaires. Rappelons que pour la première fois, les dates des vacances d’hiver scolaires et universitaires étaient différentes cette année. Elles se sont étalées du 18 décembre 2016 au 1er Janvier 2017 dans les établissements universitaires alors que dans les écoles, collèges et lycées, elles se déroulent du 9 au 22 Janvier 2017.

Ce décalage n’a pas été du goût de tout le monde. Nombreux sont ceux qui ont critiqué cette mesure, vu que les familles qui ont des enfants aussi bien à l’école de base, au secondaire, qu’au supérieur, ont eu à gérer des vacances qui ne coïncident pas. D’autres ont même évoqué un impact sur l'économie nationale notamment en ce qui concerne la saison touristique hivernale, en particulier au Sud, qui d’habitude connait une grande affluence durant ces vacances. “Les vacances cette année sont exceptionnelles, c’est pour ça que tout était décalé” a indiqué Jalloul. Il a précisé que des efforts seront mis en oeuvre pour unifier les vacances scolaires et universitaires et d’éviter ce genre de problèmes dans les années à venir.

Jalloul a annoncé, d’autre part, qu’à partir de l’année prochaine, les élèves du primaire n'auront pas cours les samedis en ajoutant que “des rectifications seront apportées au niveau des examens”.

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Répondant aux accusations portant sur la tentative du ministère de “détruire” l’école publique, Jalloul a démenti ces propos et a indiqué que contrairement aux informations qui circulent, le taux relatif à l’accès aux écoles publiques s’est amélioré, chiffres en appui.

Quant à la création de l’Office des services scolaires qui a fait des vagues durant cette dernière période, le ministre a assuré que cette décision a permis à l’Etat d’épargner plus de 400 mille dinars et d’améliorer la qualité des produits alimentaires distribués aux élèves.

Jalloul a souligné qu’aucune décision n’a été prise de façon unilatérale et que les membres du syndicat ont signé la convention mettant en place ces révisions.

"Je ne démissionnerai jamais,” a-t-il martelé en ajoutant qu’il n’est pas du genre à jeter son arme dès le premier coup.

“Saviez-vous que Hannibal et moi, nous sommes du même quartier,” a-il indiqué en soulignant son enthousiasme à combattre la corruption, l’ignorance et la misère.
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