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"Makeda Algérie", l'expo sur les couples mixtes en Algérie arrive à Alger

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La mixité dans les relations sentimentales, est le thème du projet photographique de l’artiste Aurore Vinot intitulé "MAKEDA-MIXED COUPLES". Initié en 2012, les premiers clichés réalisés dans le cadre de ce projet ont été pris en Algérie. Cette artiste a choisi donc de revenir pour exposer les portraits de "Makeda Algérie", le 21 Janvier prochain à Villa Abdelatif.

Aurore Vinot est une artiste photographe indépendante. C’est au Liban que l’idée de ce projet photographique documentaire a germé. Alors qu’elle couvrait le salon du livre à Beyrouth, l’artiste découvre au même temps les multiples codes qui régissent la société. Elle est fascinée et souhaite exploiter ces contrastes dans le cadre d’un travail individuel.

Une rencontre avec un architecte libanais durant ce séjour l’émeut particulièrement, il lui confie qu’il n’a pas pu épouser la femme qu’il aime car elle est musulmane et lui non. Et c’est à partir de là qu’est né "MAKEDA-MIXED COUPLES".

L’idée : mettre en avant diverses définitions de la mixité à savoir : la mixité de religion de couleur et de culture, à travers des histoires de couples. Le nom donné à ce projet "Makeda" est également inspiré de l’histoire d’une union mixte. Le nom de la Reine de Saba, reine noire d’Éthiopie qui eut une idylle avec le roi Salomon.

Aurore Vinot a réalisé ces portraits en noir et blanc à Beyrouth, Cape Town, Brazzaville, Alger et Paris. Un projet auquel elle s’est consacrée pendant deux ans.

makeda algérie

Sur l’Algérie elle dira dans une interview donnée au "fisheyemagazine" qu’il était difficile pour elle de réaliser des photos en Algérie car les Algériens sont très pudiques. Mais le bouche-à-oreille a fini par susciter leur intérêt.

Ces photos ont été prises à Alger et Oran. Les couples qui posent pour Aurore ont tous une histoire à raconter. Une Algérienne mariée à un Égyptien, une Russe marié à un Algérien et bien d’autres, ont confié à l’artiste les circonstances de leur rencontre "atypique".

De ces confidences l’artiste a estimé que l’interculturalité en Algérie est perçue comme un grand écart. Selon les dires des couples photographiés, cette appartenance multiple provoque souvent des questionnements dans leurs entourages, peut-on lire sur le site du projet Makeda.

Enfin l’artiste photographe revient à Alger, et donne rendez-vous au public pour un vernissage à Villa Abdelatif le 21 janvier.

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