Abdelilah Benkirane réunit les chefs des partis politiques

Publication: Mis à jour:
BENKIRANE
Abdelillah Benkirane, secretary-general of the Islamist Justice and Development party (PJD), arrives at a polling station in Rabat October 7, 2016. REUTERS/Youssef Boudlal | Youssef Boudlal / Reuters
Imprimer

GOUVERNEMENT - Ce vendredi 13 janvier à partir de 17 heures, le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane recevra, au siège de la primature, les chefs des douze partis politiques représentés au parlement.

"A la demande de Sa Majesté, je réunirai, avec Abdelouahed Radi, les chefs des partis politiques représentés au parlement pour discuter de la manière dont nous réglerons certaines contraintes légales" relatives au fonctionnement du parlement, à l'heure où la majorité et l'opposition n'ont pas été constituées, a déclaré Abdelilah Benkirane à la presse, à la fin d'une réunion du secrétariat général du Parti de la justice et du développement (PJD), qui s'est tenue hier en début de soirée.

"Nous essayerons de régler cette problématique de manière consensuelle", a ajouté Benkirane.

Contraintes juridiques

Au moment où le parlement doit ratifier l'Acte constitutif de l'Union africaine (UA), afin que le royaume puisse adhérer à l'organisation panafricaine lors du prochain sommet prévu à Addis-Abeba fin janvier, la problématique qui se pose concerne la non-élection du président, du bureau et des commissions permanentes de la Chambre des représentants.

Cette situation appelle à une tenue rapide de cette élection, étant donné que l'élaboration de l'ordre du jour de la Chambre des représentants est une compétence du bureau de la Chambre, et que le projet de loi ne peut pas être examiné et adopté en commission.

L'élection des structures de la Chambre des représentants doit tenir compte des droits conférés à l'opposition par la Constitution, en particulier dans les articles 10 et 69 de celle-ci. Dans son article 10, la loi fondamentale du royaume "garantit à l’opposition parlementaire un statut lui conférant des droits à même de lui permettre de s’acquitter convenablement de ses missions afférentes au travail parlementaire et à la vie politique", dont la présidence de la commission en charge de la législation à la Chambre des représentants.

Dans son article 69, elle oblige les deux Chambres du parlement, lors de l’élaboration de leurs règlements intérieurs respectifs, à prendre en considération "les règles d’appartenance, de composition et de fonctionnement concernant les groupes et groupements parlementaires et les droits spécifiques reconnus aux groupes d’opposition", ainsi que "le nombre, l’objet et l’organisation des commissions permanentes, en réservant la présidence d’une ou deux de ces commissions à l’opposition".

LIRE AUSSI: