Huffpost Maroc mg

Le Mexique "ne paiera pas le mur" que Donald Trump veut faire construire

Publication: Mis à jour:
ENRIQUE NIETO
Mexico's President Enrique Pena Nieto gestures as he addresses to the media to announce new cabinet members at Los Pinos presidential residence in Mexico City, Mexico, January 4, 2017. REUTERS/Edgard Garrido | Edgard Garrido / Reuters
Imprimer

INTERNATIONAL - Le Mexique, "bien entendu, ne paiera pas le mur" frontalier que le nouveau président américain Donald Trump veut construire, a déclaré mercredi 11 janvier le président Enrique Peña Nieto, tout en assurant vouloir œuvrer à une "bonne relation" avec les Etats-Unis.

"Il est évident que nous avons quelques divergences avec le prochain gouvernement des Etats-Unis, comme au sujet du mur que, bien entendu, le Mexique ne paiera pas", a-t-il déclaré.

Quelques heures plus tôt, Donald Trump avait une nouvelle fois assuré que les contribuables américains financeraient le budget de construction de ce mur, mais que Mexico rembourserait ensuite.

"D'une manière ou d'une autre, et il y a plusieurs façons, le Mexique nous remboursera (...), que ce soit à travers une taxe ou un paiement, c'est moins probable que ce soit un paiement", a affirmé le président américain élu lors de sa première conférence de presse avant son entrée en fonction le 20 janvier.

Le président mexicain, qui s'exprimait devant les ambassadeurs mexicains réunis au palais national, a affirmé qu'il n'accepterait pas une décision "qui va contre notre pays et notre dignité en tant que Mexicains". "Ce que je peux vous assurer c'est que nous œuvrons pour avoir une bonne relation avec les Etats-Unis et son président" a-t-il ajouté.

Un avis partagé par l'ensemble des hommes politiques mexicains. La veille, le nouveau chef de la diplomatie mexicaine, Luis Videgaray, a jugé "hors de question" que son pays paye pour le mur. "Les Etats-Unis ont le droit de protéger leurs frontières, mais il est inadmissible, et ce serait là attenter profondément à la dignité de tous les Mexicains, d'exiger que le Mexique paye pour des infrastructures américaines", a-t-il aussi affirmé sur les ondes de Radio Formula.

Concernant l'accord de libre-échange Aléna, que Donald Trump s'est engagé à renégocier, voire abroger, Peña Nieto a affirmé que son pays chercherait un accord permettant de donner des garanties aux investissements.

Il a renouvelé sa demande adressée au gouvernement américain de stopper le trafic illégal d'armes provenant des Etats-Unis ainsi que les flux d'argent d'origine criminelle qui alimentent les cartels au Mexique.

LIRE AUSSI: