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Donald Trump rabroue un journaliste CNN qu'il surnomme "fake news"

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ÉTATS-UNIS - "Taisez-vous! Taisez-vous. Je ne vous permets pas de poser une question, vous faîtes de la désinformation!". Pour le journaliste Jim Acosta, correspondant de CNN à la Maison Blanche, ces quatre ans avec Donald Trump vont être très longs. Mercredi 11 janvier, pendant sa première conférence de presse depuis son investiture, le nouveau président des États-Unis a catégoriquement refusé la question du journaliste, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus.

En cause, les révélations faites par certains médias américains d'un document alléguant des liens entre l'entourage du milliardaire et le Kremlin. La chaîne CNN n'a pas publié le rapport en entier, contrairement à Buzzfeed. Mais le matin même de la conférence, elle avait révélé que les chefs du renseignement américain avaient présenté au président un résumé du rapport. Ce que l'entourage a fortement démenti.

Ce rapport, sorte de mémo consacré aux relations entre Donald Trump et la Russie, contient des allégations sur la vie privé du président. Et notamment un document qui affirme que les services russes détiennent des preuves de frasques sexuelles du président, destinées à le faire chanter si besoin.

Tout le début de la conférence de presse de Donald Trump a été consacré à dénoncer ces révélations. Le porte-parole du président, Sean Spicer, a vivement condamné le site américain Buzzfeed qui avait publié, la veille, le rapport dans son intégralité. "Un blog de gauche ouvertement hostile au président élu", voilà comment le porte-parole a décrit le site en ligne. Tandis que Donald Trump, une fois au micro, le traitait de "tas d'ordures".

L'expression a bien fait rire les journalistes de Buzzfeed qui se sont empressés de relayer l'information sur les réseaux sociaux:

Heureux de notre nouveau slogan

Quant au journaliste de CNN interdit de question, il a brièvement évoqué l'incident sur Twitter, en se recentrant sur la question qu'il voulait poser:

Heureusement, Cecilia Vega de ABC a posé ma question pour savoir si les associés de Trump avaient contacté les Russes. Il a répondu que non.

D'après les dires du journaliste, rapporte USA Today, le porte-parole du président l'aurait menacé de sortir de la salle s'il posait à nouveau une question.

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