Huffpost Tunisie mg

À peine ouvert, le procès de l'assassinat de Mohamed Brahmi reporté au 23 mai prochain

Publication: Mis à jour:
MOHAMED BRAHMI
ASSOCIATED PRESS
Imprimer

Le procès de l'assassinat de l'opposant politique tunisien Mohamed Brahmi a été reporté au 23 mai, peu après son ouverture devant le tribunal de première instance de Tunis, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Ce député âgé de 58 ans a été tué par balles le 25 juillet 2013 devant son domicile près de Tunis. Cet assassinat, survenu quelques mois après celui d'un autre opposant de gauche Chokri Belaïd, avait provoqué une grave crise politique.

Alors que ces deux meurtres ont été revendiqués par des jihadistes ralliés au groupe extrémiste Etat islamique (EI), le procès de six personnes accusées d'implication dans l'assassinat de Mohamed Brahmi s'est ouvert mardi à Tunis.

Selon le quotidien La Presse, un seul accusé était présent lors de cette première audience devant la chambre du tribunal spécialisée dans les affaires de terrorisme.

Le procès a ainsi rapidement été reporté, et une nouvelle date d'audience a été fixée au 23 mai, a indiqué à l'AFP le porte-parole du parquet, Sofiène Sliti.

D'après La Presse, les avocats de la partie civile ont dénoncé une enquête tronquée, et jugé que les vrais commanditaires de cet "assassinat politique" étaient absents du box des accusés.

Un sit-in a été observé devant le tribunal par des militants du Front populaire, l'ancienne formation de Belaïd et Brahmi, afin de réclamer que "toute la vérité" soit faite.

Vingt-quatre Tunisiens sont également poursuivis pour leur implication présumée dans le meurtre de Chokri Belaïd. Ce procès va de report en report depuis son ouverture il y a un an et demi. Il a de nouveau été ajourné le 28 décembre, et la date de la prochaine audience n'est pas encore connue.

Ces deux assassinats ont profondément choqué l'opinion publique tunisienne et constitué le point d'orgue de la crise politique de l'après-révolution de 2011.

Mené par un quartette, un dialogue national avait permis de sauver la transition démocratique. A son terme, les islamistes d'Ennahdha avaient été contraints de céder le pouvoir, début 2014, à un gouvernement de technocrates.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.