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Kellyanne Conway et Sean Spicer, ces membres de l'équipe de Donald Trump qui vont vivre l'enfer pendant quatre ans

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SEAN SPICER
Sean Spicer and Kellyanne Conway speak in the lobby at Trump Tower in New York on January 10, 2017. / AFP / Bryan R. Smith (Photo credit should read BRYAN R. SMITH/AFP/Getty Images) | BRYAN R. SMITH via Getty Images
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INTERNATIONAL - C'est un événement plus qu'attendu vu les rebondissements des dernières heures. Ce mercredi 11 janvier, Donald Trump tient sa première conférence de presse de président élu des Etats-Unis, à New York.

Une opération de communication qui intervient alors que les médias américains ont révélé des informations très embarrassantes pour Donald Trump. Selon ces médias, les chefs du renseignement américain ont informé Donald Trump de l'existence de dossiers compromettants pour lui qui auraient été recueillis pendant des années par la Russie afin d'éventuellement le faire chanter.

La presse américaine cite, entre autres, une vidéo à caractère sexuel présumée impliquant des prostituées, filmée clandestinement lors d'une visite du milliardaire à Moscou en 2013 par les services russes. Si rien ne permet pour l'heure de confirmer ces informations, le renseignement américain les juge crédibles. Le Kremlin en revanche rejette catégoriquement ces accusations.

Sans doute le pire des timings pour l'équipe de communication de Donald Trump qui va devoir gérer un exercice périlleux. Certains se demandent toutefois si Donald Trump va prendre la peine de répondre aux questions des journalistes et comment il va se plier (ou non) à cet exercice codifié. Au vu de l'attitude imprévisible du président élu et de ses rapports tendus avec les médias, les membres de son équipe - en particulier ceux chargés de sa communication - risquent en tout cas de vivre un moment tendu pendant cette conférence et sans doute l'enfer durant quatre ans... s'ils tiennent jusque-là.

Deux personnalités en particulier vont devoir essuyer les plâtres pour le président: Kellyanne Conway et Sean Spicer. Dès ce mercredi, vous risquez de beaucoup les voir et les entendre.

Kellyanne Conway, la femme de confiance

Après avoir largement contribué à sa campagne victorieuse, Kellyanne Conway a été nommée fin décembre conseillère du futur président américain Donald Trump. Un rôle stratégique pour cette femme de 49 ans, qui demeure le visage le plus consensuel de l'administration à venir. Kellyanne Conway s'est illustrée par sa gestion des médias, devant lesquels elle s'est efforcée de policer les discours souvent sulfureux du candidat républicain.

Signe qui ne trompe pas, elle a été la première personne remerciée publiquement par le président élu le soir de sa victoire à la présidentielle, le 8 novembre. Mais la décision de Donald Trump de la nommer conseillère a tardé car elle espérait mieux que le poste de porte-parole qu'il avait envisagé pour elle. Elle a donc finalement eu gain de cause.

En annonçant sa nomination, le président élu l'avait qualifiée de "conseillère et stratège de confiance qui a joué un rôle crucial dans [sa] victoire". "Elle défend sans relâche et avec ténacité mon programme et sait extraordinairement bien communiquer de façon efficace notre message", avait-il relevé au sujet de Kellyanne Conway. Elle sera, en tant que conseillère à la présidence, la femme la plus haut placée de l'administration Trump.

Contrairement au rôle en retrait qu'occupent habituellement les conseillers à la présidence, Kellyanne Conway a montré qu'elle continuerait à occuper le devant de la scène pendant l'ère Trump et ses interventions dans les médias ne devraient pas faiblir. Depuis qu'elle a été nommée conseillère, elle a poursuivi dans cette voie, encore récemment en défendant Donald Trump après ses attaques contre Meryl Streep ou en saluant la nomination controversée de son gendre.

Kellyanne Conway se voit "en partie confidente et aussi consultante en communication. La personne qui serait le visage de son administration, comme j'étais celui de la campagne", a-t-elle expliqué lors d'un entretien au New York Times en évoquant Donald Trump. "Certains ont dit que mon rôle serait 'un rôle à la Kellyanne'. J'aime assez."

Sean Spicer, l'homme à tout faire

Autre personne de confiance pour Donald Trump, Sean Spicer. Âgé de 45 ans, ce dernier était auparavant le porte-parole du parti républicain mais il a pris énormément de galon en quelques semaines. Il sera la voix et le visage de la Maison Blanche durant le mandat du magnat de l'immobilier.

Fin décembre, Sean Spicer a été nommé "press secretary", soit porte-parole de l'exécutif. Il sera donc chargé des relations avec la presse, comme l'a souligné l'équipe de transition de Donald Trump. Forcément médiatique, le "press secretary" est présent dans de nombreuses séries et films, notamment lors de scènes où il tient un point presse à la Maison Blanche.

On le retrouve par exemple incarné par Joshua Malina (alias Will Bailey) et Allison Janney (C.J. Cregg) dans la série "A la Maison Blanche", Darby Stanchfield (Abby Whelan) dans "Scandal" ou encore Derek Cecil (Seth Grayson) dans "House of Cards".

Sean Spicer a laissé entendre qu'il ne serait pas forcément un porte-parole comme les autres, ce qui pourrait avoir des conséquences sur les relations entre l'administration Trump et les médias. Au vu de ses déclarations, pas sûr par exemple qu'il se conforme à l'exercice du point presse quotidien à la Maison Blanche. "Je ne sais pas s'il doit être quotidien. Je ne sais pas si ça doit être filmé [...], les points presse à la Maison Blanche sont devenus une sorte de spectacle", a-t-il dit à Fox News.

Et ce n'est pas tout. A la suite du départ inattendu de Jason Miller, initialement choisi comme directeur de la communication, Sean Spicer a récupéré ce poste qu'il cumulera avec celui de porte-parole de la Maison Blanche. Il sera donc responsable de l'ensemble de la communication de l'administration Trump. Autant dire que Donald Trump compte beaucoup sur lui. Et qu'il aura beaucoup de travail.

Pour l'assister, on retrouvera deux autres fidèles du futur président républicain: Hope Hicks, en charge de la stratégie de communication, et Dan Scavino, directeur des médias sociaux dont Donald Trump est particulièrement friand.

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