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Il menace de désobéissance civile: Hizb Ettahrir, le parti qui menace l'Etat

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HIZB UTTAHRIR TUNISIA
Tunisian protesters shoot slogans during a demonstration called by the supporters of radical Islamist party Hizb ut-Tahrir to protest against the draft Constitution that they consider 'secular' on January 24, 2014 in Habib Bourguiba Avenue in Tunis. Tunisian lawmakers are to vote on January 25, 2014 adopting a long-delayed new constitution, seen as crucial to getting the democratic transition back on track more than three years after the revolution. AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo cred | FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Le parti islamiste radical, Hizb Ettahrir, a tenu, le 10 janvier 2017, une conférence de presse pour revenir sur l’actualité nationale et évoquer les oppressions auxquelles il fait face.

Le parti a noté que de nombreux dépassements ont été enregistrés à l’encontre des personnes affiliées au parti. Imed Haddouk, membre du bureau de communication au sein du parti, a fait état d’arrestations abusives et d’affaires fabriquées de toutes pièces qui viseraient les jeunes du parti.

Il a annoncé, par ailleurs, qu’une série de sit-in sera organisée devant les postes de police par les familles des adhérents qui sont en état d’arrestation. Selon lui, ces jeunes ont été arrêtés illégalement pour leur simple appartenance au parti Ettahrir. Ce dernier a indiqué que les adhérents du parti n’hésiteront pas à proclamer la désobéissance civile, indique Espace Manager.

Ce n’est pas la première fois où le parti Ettahrir revendique l’arrêt des poursuites et menace de lever le ton pour dénoncer l’oppression policière exercée à son encontre. En septembre dernier, Hizb Ettahrir a dénoncé la suspension de ses activités pendant un mois par la justice, et assuré qu'il ne se conformerait pas à une mesure dictée selon lui par l'étranger.

Hizb Ettahrir, le parti qui défie l’Etat

En effet, le gouvernement tunisien a saisi la justice militaire pour faire interdire le parti, régulièrement accusé de "troubles à l'ordre public" depuis sa légalisation en 2012. Cette décision représente la dernière étape avant la dissolution du parti.

Avant le dépôt de la plainte, la présidence du gouvernement avait prévenu le parti des dépassements que recèlent ses activités et ce comme le dispose la loi organisant les partis politiques en Tunisie.

Ignorant cette décision judiciaire, les dirigeants du parti ont envoyé, une heure après l’annonce du verdict, des invitations pour une conférence de presse dans le local du parti situé à l’Ariana. L’objet de la conférence était selon le communiqué "l’attaque du local du parti et le gel de ses activités".

Hizb Ettahrir avait organisé, par ailleurs, son congrès annuel, en mai dernier, sous le thème "le prochain califat qui sauvera le monde". Le parti avait même publié un spot reprenant des slogans hostiles à l’État civil et à son régime républicain.

Bien qu’il ait été autorisé par le Tribunal administratif, le congrès en question avait été empêché par les forces de l’ordre.
Hizb Ettahrir avait dénoncé dans un communiqué la récente venue de policiers au siège du parti et l'arrachage de son emblème par les forces de l'ordre, fustigeant une "atteinte flagrante au droit d'association".

Créé au début des années 1980, ce mouvement, qui prône l'instauration de la charia (loi islamique), n'a été légalisé qu'en 2012, après la Révolution qui mit fin au régime Ben Ali.

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Manifestation du parti Ettahrir à Tunis, le 23 août 2013
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