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Union Africaine : ce que signifie l'adoption par le Maroc de la loi approuvant l'acte de Lomé

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CONSEIL DES MINISTRES
MAP
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ACCELERATION- C’est un conseil des ministres tourné résolument vers l’agenda africain du Maroc qui a été présidé ce jour par le Roi Mohammed VI à Marrakech. Au menu : l’adoption par le Maroc de la loi approuvant l’ "Acte de Lomé" du 11 Juillet 200, constitutif de l’Union Africaine. En insérant le retour du Maroc dans l’Union Africaine dans le train législatif national, le Royaume franchit ainsi l’ultime étape avant son retour annoncé au sein de l’Organisation Panafricaine. Cette dernière doit tenir son vingt-huitième sommet à Addis-Abéba du 22 au 31 Janvier prochain et acter l’entrée du Maroc.

Ce conseil des ministres, scruté par tous les observateurs suite à l’arrêt des négociations entre Abdelilah Benkirane et Aziz Akhannouch, n’aura donc adressé aucun sujet intérieur. Il a été entièrement consacré à la future séquence de politique étrangère africaine du Royaume, considérée comme un tournant en matière de doctrine diplomatique du Maroc, et ce, depuis la demande officielle de retour au sein de l’Union Africaine, formulée en Juillet dernier lors du sommet de Kigali, au Rwanda.

En effet, absent depuis plus de trois décennies de l’organisation panafricaine dont il fut pourtant l’un des membres fondateurs, le Maroc déroule désormais une stratégie africaine rénovée. S’appuyant sur le triptyque solidarité-économie-co-développement le Royaume poussera désormais son agenda en faveur d’un règlement définitif de la question du Sahara à travers une autonomie élargie de l’intérieur de l’organisation panafricaine.

Sur le plan symbolique, mais toujours sur le terrain de la politique africaine du Maroc, le conseil des ministres a également été l’occasion d’effectuer un premier suivi de la vague de régularisation de 25 000 migrants sub-sahariens établis au Maroc, ordonnée il y a quelques semaines par le Roi.

Deux temps cohabitent

De manière générale, L’on peut considérer que la tenue de ce conseil des ministres alors même que la scène politique intérieure semble bloquée constitue un signal fort quant à la cohabitation perpétuelle de deux temps au sein de l’exécutif. Celui de la Monarchie, qui traite en priorité les temps longs et les sujets stratégiques tel le dossier africain, et celui du gouvernement, qui dépend parfois d’aléas conjoncturels comme la constitution d’alliances.

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