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Le pétrole baisse nettement à New York, l'offre inquiète à nouveau

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NEW YORK EXCHANGE
NEW YORK, NY - JANUARY 06: Traders work on the floor of the New York Stock Exchange (NYSE) on January 6, 2017 in New York City. The Dow Jones Industrial Average finished the day up over 50 points as it closes in on the 20,000 mark. (Photo by Spencer Platt/Getty Images) | Spencer Platt via Getty Images
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Les cours du pétrole ont ouvert en nette baisse lundi à New York à cause de plusieurs éléments témoignant du niveau toujours élevé de la production, notamment chez des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Vers 14H05 GMT, le prix du baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, baissait de 1,12 dollar à 52,87 dollars sur le contrat pour livraison en février au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Il faut garder à l'esprit que c'est un marché sur lequel il y a eu beaucoup de paris à la hausse, ce qui l'expose à des replis dès que le ton de l'actualité apparaît moins favorable, a mis en avant Bob Yawger, de Mizuho Securities.

En conséquence, les cours, qui avaient profité depuis le début de l'année de l'entrée en vigueur d'accords de baisse de l'offre impliquant notamment l'Opep, souffraient lundi d'éléments défavorables venus du cartel.

En premier lieu, on a pris connaissance de chiffres élevés sur les exportations irakiennes, notamment du terminal de Bassorah dans le Sud, a rapporté M. Yawger.

Certes, ces chiffres remontent à décembre, mais ils font craindre un manque de volonté de l'Irak, à qui les accords de l'Opep imposent une forte baisse de production alors qu'il avait semblé traîner des pieds lors des négociations.

Parmi les pays qui se sont engagés à réduire leur production, l'Irak pourrait être le premier à excéder ces quotas dès le début, a expliqué M. Yawger. C'est vraiment ce qui inquiète le marché.

Les observateurs s'inquiétaient aussi des intentions de l'Iran, même s'il est exempté de réduire sa production après avoir fait son retour l'an dernier sur le marché mondial à la suite de la levée de sanctions.

Selon des données de presse, l'Iran commence à écouler ses réserves, et aurait vendu 13 millions de barils conservés sur des navires en décembre, ont rapporté les analystes de PVM.

Certes, d'autres pays, comme l'Arabie saoudite et le Koweït, ont soutenu le marché ces derniers jours en affirmant avoir mis en oeuvre les mesures nécessaires pour réduire leur offre, mais, au sein des membres de l'Opep, les monarchies du Golfe font de toute façon partie des principaux défenseurs de ces pactes.

Qui plus est, c'est impossible de vérifier ces affirmations, en attendant de premières données fin janvier, ont conclu dans une note les experts de Commerzbank.

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