Le pétrole en léger rebond, le dollar fort pèse sur les cours

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OIL PRICE
oildrop with stock chart on white background | artpartner-images via Getty Images
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Les prix du pétrole remontaient légèrement mercredi en cours d'échanges européens, alors que la force du dollar avait poussé les prix sur leurs plus bas en deux semaines la veille.

Vers 11H30 GMT (12H30 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 55,69 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 22 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat de février gagnait 18 cents à 52,51 dollars.

Les cours de l'or noir, qui avaient atteint leurs plus hauts en 18 mois en cours de séance mardi, ont effacé l'intégralité de leurs gains pour finir en baisse marquée, et peinaient à trouver une direction forte ce mercredi.

La baisse qui a poussé les cours sur leurs plus bas niveaux depuis deux semaines coïncide avec une hausse du dollar, qui a de nouveau atteint ses plus hauts depuis 14 ans, a expliqué Michael van Dulken, analyste chez Accendo Markets.

Soutenu par la perspective d'une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), le billet vert, qui sert de référence aux barils, rend les investissements dans le pétrole plus coûteux pour les investisseurs utilisant d'autres devises.

La baisse a eu lieu alors que les premières informations sur les baisses de production de membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) arrivaient, et la baisse du dollar ce mercredi n'a pas suffi à relancer la hausse des prix du pétrole, a noté Michael van Dulken, estimant que de nouvelles informations sur les diminutions de production seraient le seul moyen de soutenir les prix.

Depuis le 1er janvier, l'accord de réduction de la production des pays membres de l'Opep et de certains de leurs partenaires doit être appliqué.

La décision de l'Opep de réduire la production de ses membres de 1,2 million de barils par jour, et celle d'autres pays producteurs de réduire de 558.000 barils par jour pour les prochains six mois, ont déjà permis aux prix du pétrole de signer leur première hausse annuelle depuis 2012 en 2016, a rappelé Hussein Sayed, analyste chez FXTM.

Reste à savoir si les producteurs tiendront parole. Ils n'ont aucun intérêt à ne pas le faire, mais historiquement, l'obéissance aux baisses annoncées par l'Opep est faible, a-t-il prévenu.

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