Parce qu'elle défend la cause des femmes et des homosexuels, cette tunisienne est licenciée de son travail

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Najma Kousri Labidi, militante au sein de l'association tunisienne des Femmes Démocrates, et active dans la défense des droits des homosexuels en Tunisie a fait les frais de son engagement humain et ce de la part d'une ONG humanitaire en l'occurrence "SOS village d'enfants", qui l'a licenciée de son poste d’assistante parrainage international pour son activisme.

La preuve, une conversation enregistrée entre Najma Kousri Labidi et la coordinatrice nationale de ladite ONG dans la vidéo en dessous:

Le motif du licenciement est la peur que l'employée influence les enfants par ses idées féministes et pro-LGBT et ce, en se basant, entre autres, sur ses publications sur son compte Facebook.

"Voila la question c'est au cours de la formation de protection des enfants, il y a une clause qui stipule l'influence des enfants et toutes ces histoire, donc c'était ça le but" a expliqué la coordinatrice nationale à Najma Kousri Labidi. Cette dernière lui a répondu: "Donc le fait que je défende des personnes discriminées pourraient influencer mal les enfants?", son interlocuteur rétorque: "Au fait, les enfants pourraient prendre votre modèle et croire que ce que vous défendez est justifiable", "Ah donc ce n'est pas justifiable selon certaines personnes?", "Non selon certaines personnes(...)" précise la coordinatrice générale.

Révoltée par la discrimination subie de la part d'une ONG internationale qui se définit comme humanitaire, apolitique et non-confessionnelle, Najma Ksouri Labidi fustige "cet acte de discrimination qui n’est pas moins grave que la discrimination subie sur la base de la religion, de la race, du genre ou tout autre forme de préjugés rétrogrades et injustifiables."

"Je tiens aussi à protester contre l’accroissement de la stigmatisation des jeunes porteurs d’idées qui se retrouvent beaucoup trop souvent victimes d’attaques ciblées visant à les assujettir" a t-elle indiqué.

"Par ailleurs, je souhaite rappeler à l’association SOS Villages d’Enfants que les droits humains sont universels et indivisibles et que la discrimination est un acte honteux qui n’est pas digne de l’Etat de Droit et de la société moderne que nous souhaitons construire ensemble" déplore-t-elle via Facebook.

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