Ces lyceéns reflètent superbement les ravages de la violence dans le milieu scolaire

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Harcèlement, moquerie, coups...les enfants peuvent en être les auteurs et les victimes à la fois comme en témoignent les vidéos conçues par les élèves dans le cadre de la compétition nationale sur le rejet de la violence dans les établissements scolaires.

"Violence, ça tourne" (Pour voir la vidéo c'est à travers ce lien) est l'un des projets portés par des élèves. La vidéo a été réalisée par les lycéens du collège "Ibn Charaf" de Awled Hafouz à Sidi Bouzid. On y met en scène des élèves victimes de la moquerie ou de l'harcèlement de leurs collègues. Les victimes sont dans le désarroi et la peur.

S'en suit les paroles d'élèves fustigeant la violence: "Nous connaissons tous des élèves objets de railleries de la part d'autres élèves, nous savons que certains d'entre eux n'ont plus envie d'aller à l'école à cause de cela (...) L'école devrait être un lieu où on apprend des choses et où on forge de beaux souvenirs et non pas un endroit pour créer des problèmes (...) Nous lançons un cri d'alarme au nom des parents, des enseignants et des élèves (...) Sachez que celui qui violente est faible, il croit imposer par la violence le respect mais il a tort (...)".

La violence, un phénomène nouveau?

La violence scolaire est actée par des agresseurs qui agissent seuls ou en groupe. La violence dans le milieu scolaire est-elle un phénomène nouveau?

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"Non, cette violence a toujours existé. Les élèves qui se forment en bandes et se comportent en petits caïds c'est un phénomène qui a toujours jalonné le milieu éducatif. Avant, il était plus maîtrisé parce qu'il y avait de l'ordre et on n'en parlait pas beaucoup contrairement à aujourd'hui où tout se sait, que ce soit via les médias ou les réseaux sociaux", a répondu Moncef Wannes, sociologue au HuffPost Tunisie.

Ce qui est nouveau, selon le sociologue, c'est que d'après les études faites en la matière, la violence est devenue plus alarmante, plus crue. "L'autorité en général n'est plus respectée, constamment remise en cause, en témoigne l'affaire du délégué", a-t-il ajouté.


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