Le pétrole débute l'année à la hausse

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OIL PRICE
A trader works on the floor of the New York Stock Exchange (NYSE) in New York, U.S., on Monday, Dec. 12, 2016. U.S. stocks were little changed as a sharp rally in oil prices boosted shares in energy companies, offsetting losses in industrial and consumer discretionary shares. Photographer: Michael Nagle/Bloomberg via Getty Images | Bloomberg via Getty Images
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Les prix du pétrole démarraient 2017 en trombe mardi en cours d'échanges européens, atteignant leurs plus hauts depuis un an et demi, alors que les marchés attendent l'application de l'accord de limitation de la production de l'Opep.

Vers 11H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 58,09 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,27 dollar par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat de février gagnait 1,25 dollar à 54,97 dollars.

Les cours de l'or noir se sont envolés pour la première séance d'ouverture des marchés de 2017 à Londres, surpassant les niveaux atteints mi-décembre pour s'élever vers 9H30 GMT à 58,37 dollars pour le Brent et 55,24 dollars pour le WTI, à leurs plus hauts niveaux depuis juillet 2015.

La foi des marchés dans l'accord de réduction de la production, qui devrait être appliqué par les producteurs de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres pays non-membres, suffit à déplacer des montagnes, ont estimé les analystes de Commerzbank.

L'année 2017 démarre sur les chapeaux de roue, mais devrait finir bien plus modestement, car la production de pétrole de schiste américain devrait augmenter, a prévenu Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

La production américaine de pétrole de schiste, plus coûteuse que celle de barils traditionnels, nécessite des prix plus élevés pour être rentable, et avait fortement ralenti avec la chute des cours depuis l'été 2014, mais devrait donc reprendre en 2017 si l'accord des autres pays producteurs est appliqué.

Les analystes restaient par ailleurs prudents sur les chances de cette mise en oeuvre.

La promesse de la Russie de limiter sa production, alors qu'elle a atteint des records historiques en 2016, nous laisse dubitatifs. Par ailleurs, la Libye, qui est exemptée de limiter sa production, produit actuellement 685.000 barils par jour selon ses propres données, ce qui représente une hausse de 85.000 barils par rapport à sa production moyenne en décembre. S'ils veulent atteindre leurs objectifs de limitation, les autres membres de l'Opep devront encore abaisser leur propre production, ce qui sera difficile, ont souligné les analystes de Commerzbank.

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