Pour le Front populaire, la restauration des relations avec la Syrie pourrait être une solution face au retour des jihadistes en Tunisie

Publication: Mis à jour:
HAMMA HAMMAMI
Facebook/Front populaire
Imprimer

Le leader du Front Populaire, Hamma Hammami a présenté sur la radio Shems FM les solutions de son parti sur le retour des Tunisiens des zones de conflits.

"Ce qu'a observé le Front Populaire, c'est des déclarations contradictoires. Untel dit qu'on n'a pas de prisons pour eux, l'autre dit qu'il doivent revenir, un autre qu'il ne doivent pas revenir...il y'a même des contradictions au niveau des chiffres. Ce que l'on remarque c'est qu'il n'y a pas de position unifiée de l'État, et par conséquent il n'y a pas de stratégie unifiée de l'État" a t-il tout d'abord indiqué.

Cette absence de réponses coordonnées "renforce le doute chez l'opinion publique sur le fait qu'il y ai une réflexion sur la possibilité d'avoir convenu avec les grands États impérialistes de faciliter le retour de ces personnes" a affirmé Hamma Hammami, avant de dresser les propositions de son parti pour faire face à ce fléau.

"Pour faire face à cette situation, le Front populaire a présenté de nombreuses propositions: La première, c'est la restauration des relations avec la Syrie parce que l'État syrien dispose d'informations les concernant" a t-il préconisé.

Quant à la deuxième proposition, c'est "la remise en cause des représentations diplomatiques tunisiennes dans les pays impliqués dans le phénomène terroriste".

"Nous avons également proposé l'obligation pour le ministère de l'Intérieur de révéler toutes les informations concernant les réseaux qui font voyager les jeunes tunisiens et de révéler toutes les personnes -même les responsables de l'État- impliquées dans l'envoi de jeunes et leur demander des comptes" a t-il renchérit avant de conclure que s'il le fallait l'État devra "poursuivre internationalement les pays qui ont utilisés ces jeunes tunisiens".

Durant ces derniers jours, la perspective d’un retour en Tunisie de milliers de jihadiste ne finit pas d'animer le débat sur la scène politique. Depuis la révélation du ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, quant au retour en Tunisie de 800 jihadistes de zones de conflits, les réactions des partis politiques se sont enchaînées et les propositions se sont multipliées.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.