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Turquie: au moins 39 morts dans un attentat à Istanbul

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ISTANBUL
Police secure an area near an Istanbul nightclub, following a gun attack, Turkey, January 1, 2017. REUTERS/Osman Orsal | Osman Orsal / Reuters
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TURQUIE - Au moins 39 personnes ont été tuées et 69 autres blessées dans une attaque ayant visé, dimanche vers 1H30 locale (22H
h30 au Maroc), une discothèque d'Istanbul, selon un bilan fourni par le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu.

Seize des victimes sont de nationalité étrangère et quatre des blessés sont dans un état grave, a ajouté le ministre, relevant que les enquêteurs examinent les enregistrements des caméra vidéosurveillance pour identifier l'auteur de cette sanglante attaque. L'attaque a ciblé la boîte de nuit "Reina" très fréquentée par la jeunesse branchée stambouliote, les artistes et les stars du football, située sur le bord du Bosphore, a annoncé le gouverneur de la mégapole Vasip Sahin dans des déclarations à la presse.

L'assaillant est toujours en fuite

L'assaillant, toujours recherché, a d'abord tué un agent de police et un civil à l'entrée de cette discothèque avant d'accéder à l'intérieur où se trouvaient près de 600 personnes et de tirer à l'aveuglette sur la foule célébrant le nouvel an.

Des milliers de policiers avaient été mobilisés contre d'éventuelles attaques terroristes pendant les célébrations de la Saint-Sylvestre. En 2016 le pays a été secoué par une série d'attentats sanglants qui ont fait des centaines de morts.

Des attaques attribuées au PKK et à l'EI notamment

Plus de 275 personnes ont été tuées dans des attentats à la bombe à travers la Turquie attribués au groupe extrémiste de l'état islamique (EI) et à la rébellion du parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

Un double attentat-suicide par voiture piégée et un kamikaze près du stade de Besiktas à Istanbul avait fait, samedi 9 décembre, 44 tués dont 36 agents de la police anti émeute.

Quelques jours plus tard, un autre attentat-suicide à la voiture piégée près du campus de l'université Erciyes dans la province de Kayseri (centre) avait fait 13 tués parmi des soldats.

Ces deux attaques ont été revendiquées par les "Faucons de la liberté du Kurdistan" (TAK), groupe dissident de la rébellion du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Des attaques attribuées au PKK et à l'EI notamment la plus sanglante, un double attentat-suicide commis par des présumés djihadistes, qui avait fait, en octobre 2015, 103 tués devant la gare centrale d'Ankara.

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