Le PJD suit la situation à l'Istiqlal "avec une grande préoccupation"

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BENKIRANE
Abdelilah Benkirane, secretary-general of Morocco's Islamist Justice and Development Party (PJD) speaks during a new conference at the party's headquarters in Rabat, Morocco early October 8, 2016. REUTERS/Youssef Boudlal | Youssef Boudlal / Reuters
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GOUVERNEMENT - Ce samedi 31 décembre, tous les yeux sont rivés sur le parti de l'Istiqlal, qui a réuni son Conseil national dans un contexte marqué par les dissensions.

Durant le Conseil national, Hamid Chabat a annoncé qu'il ne démissionnera pas, mais qu'il se mettra en retrait en attendant la tenue du congrès du parti en mars 2017, et qu'il ne briguera aucun poste ministériel. S'il tient à la participation de son parti au prochain gouvernement, Hamid Chabat a déclaré qu'il soutiendra l'exécutif même s'il n'en fait pas partie.

Au Parti de la justice et du développement (PJD), on suit la situation à l'Istiqlal "avec une grande préoccupation", nous a déclaré, hier, un membre dirigeant du parti de la lampe.

Sommé par Aziz Akhannouch et Mohand Laenser de larguer l'Istiqlal, Abdelilah Benkirane avait demandé un délai de 48 heures pour prendre une décision à ce sujet.

Dans l'intervalle, une réunion du secrétariat général du PJD s'est tenue ce samedi 31 décembre. À l'issue de la rencontre, il a été décidé d'attendre le communiqué de clôture des travaux du Conseil national de l'Istiqlal, afin de prendre une décision quant à la participation de l'Istiqlal au prochain gouvernement.

Ceci permettra au PJD de "prendre une décision en connaissance de cause, et en tenant compte des dernières évolutions de la situation à l'Istiqlal", indique au HuffPost Maroc une source au PJD.

Hormis Benkirane, peu de membres de l'Etat major du parti de la lampe soutiennent Hamid Chabat, lui reprochant sa versatilité et son inconstance.

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