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Tunisie: Ces affaires ont fait grand bruit en 2016

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Ce sont des affaires qui ont fait réagir en 2016 et qui touchent à des registres différents. Si leur degré de gravité varie, leur point commun est qu'elles ont suscité la polémique et scandalisé une partie de l'opinion publique.

Le HuffPost Tunisie a sélectionné les affaires les plus emblématiques:

  • L'affaire du quad
    HAJER CHAKER
    Elle était à la fleur de l'âge, une jeune maman ayant deux petits de 6 ans et 10 ans et elle est morte, percutée par un quad alors qu'elle profitait de la mer. La mort de Hager Chaker Jedidi a ému beaucoup de Tunisiens. Environ six mois après cette tragédie, le verdict tombe, le conducteur du quad en question écope d'un an de prison pour homicide involontaire. Injuste, déplore la famille de Hager , à travers une pétition en ligne intitulée: "Ministre de la Justice (Tunisie) et Pt du Conseil Sup. de la Magistrature: Pour que Dr Hager Chaker Jedidi ne soit pas tuée une 3ème fois".
  • L'affaire Hajer: Violée de 14 ans à 18 ans par un membre de sa famille
    CAPTURE ÉCRAN
    Pour la énième fois, l'émission de télé-réalité "Andi Menkolek" est dans le viseur. Cette fois-ci, l'animateur de ladite émission, Alaa Chebbi, a jugé qu'une jeune fille, victime d'un viol incestueux entre l'âge de 14 ans et 18 ans est "fautive". "Scandaleux", dénoncent de nombreux internautes. Un mouvement de contestation est né sur le web. "Epouse ton violeur, dit-il. On se voit au tribunal, lui répondons-nous" est la page Facebook de mobilisation. L'affaire a été la première étincelle du mouvement visant l'abrogation de l'article 227 bis qui affirme que le mariage du coupable avec la victime arrête les poursuites ou les effets de la condamnation.
  • À 15 ans, il veut faire exploser le Parlement
    CAPTURE ECRAN
    Il a 15 ans et 3 mois exactement, un adolescent donc, et il est arrêté dans une affaire de terrorisme. L'histoire a été relatée par un avocat qui a eu accès à son dossier et qui a voulu, en en parlant, sensibiliser au fléau de l'embrigadement des adolescents dans la mouvance terroriste. "Je veux faire comprendre que "ça n'arrive pas qu'autres", dit-il sur son profil Facebook.
  • Arrêté car il est chrétien
    VSTOCK LLC
    Un groupe composé de neuf personnes a été arrêté, mardi 29 novembre, à la ville de Gafsa (sud de la Tunisie) par les brigades de lutte anti-terroriste de la garde nationale sur place. Selon le témoignage d'un des arrêtés sur les circonstances de cette arrestation, les agents les ont fouillé et consulté leur téléphones portables, en leur reprochant de s'être convertis au christianisme. Selon le site Assabahnews citant une source sécuritaire , les raisons de l'arrestation ne seraient pas dues au fait qu'ils soient chrétiens mais à cause "d'un comportement suspect".
  • Polémique autour de l'égalité dans héritage
    FACEBOOK/ ATFD
    Il a suffi d'une initiative législative en gestation visant à instaurer l'égalité dans l'héritage pour qu'un énième débat sur la question s'ouvre entre pour et contre. L'initiative législative prônant l’égalité dans l’héritage a été proposée par le députée Mehdi Ben Gharbia à l'ARP. et a vu Ennahdha, Al Horra et le Front populaire s'y opposer arguant que ce n'est pas le bon moment pour se pencher sur une telle question. Le mufti de la République Ohtmane Battikh s'est lui aussi positionné, pour lui, "le Coran est clair", il n'y aura jamais d'égalité dans l'héritage.
  • La chasse aux homosexuels continue
    RAMY AYARI/FACEBOOK
    Le district de Bab Bhar, gouvernorat de Sousse, a arrêté, le 8 décembre, deux jeunes hommes pour homosexualité. Après des heures de garde à vue, les deux accusés ont été traduits devant un juge d’instruction qui a réclamé qu’ils subissent le fameux test anal. Après avoir été transférés à l’hôpital régional de Sousse, les deux jeunes hommes ont été libérés après que le même juge ait constaté que le test était négatif. L’homosexualité n’est pas condamnable uniquement par les tribunaux tunisiens puisqu’il semblerait qu’une partie de la société n’accepte pas encore cette pratique : Haythem, l’un des étudiants de l’affaire de Kairouan, a été violenté, en pleine rue et en plein jour, à cause de son homosexualité. Après la médiatisation de cet acte homophobe, une avocate tunisienne, affiliée au parti islamiste "Hizb Ettahrir" avait publié un post Facebook où elle a expliqué que ceux qui avaient tabassé le jeune homme auraient mieux fait de le jeter du plus haut bâtiment de la capitale
  • Ces Tunisiens n'ont pas accès à l'eau potable
    ROGAN WARD / REUTERS
    Une vidéo extraite d'une émission télévisée tunisienne, sur "Al Janoubeya", a récemment été partagée par SOS BIAA, une page consacrée à l'environnement. La vidéo montre des Tunisiens, habitants un village près de Jendouba, qui n'ont pas accès à l'eau potable. Des femmes et hommes de la région, la douleur dessinée sur leurs visages, racontent au journaliste, le calvaire qu'ils vivent quotidiennement. Ils doivent en effet parcourir des kilomètres, pavés d'obstacles, afin de s'approvisionner en eau potable, de piètre qualité. Trois heures pour 5 litres à transporter sous la chaleur ou le grand froid pour de l'eau d'une qualité médiocre. Là où boire est un luxe, là où une douche ne fait plus partie des priorités. Selon webmanager center, dans un article publié en juin, les travaux d'approvisionnement en eau potable, à Jendouba, devaient reprendre au mois d'octobre. Mais il n'y a pas que Jendouba, D'autres régions souffrent autant. Une deuxième vidéo a été partagée sur la page, montrant une dispute entre des villageois à cause de l'eau à Beja. L'eau, source de vie et droit fondamental devient une source d'embrouilles entre proches et voisins. Comme eux, beaucoup de Tunisiens ont eu le même calvaire.
  • Les agressions racistes
    AESAT AESAT
    Ces derniers mois, les récits de ce genre se sont multipliés, avec l'affaire de Kitoko, ou encore celle du jeune homme dans le bus. Un autre méfait vient s'ajouter à ce décor violent. Samedi 24 décembre, trois congolais, deux femmes et un homme, qui serait venu à leur secours, ont été agressés par un Tunisien, en plein centre ville, au "Passage", plus précisément, à 11h du matin. Les deux femmes ont été égorgées, le jeune étudiant, en essayant de les aider, aurait reçu un coup de couteau dans la main. Autre affaire à la ville de Mahdia, la victime s'appelle Jamel Ksiksi, il séjournait avec sa famille dans un hôtel de la ville. Jamel avance qu'un serveur de l'hôtel l'aurait frappé parce qu'il était noir, une violence raciste confirmée par les propos mêmes du serveur dans le procès verbal et les témoins, selon la victime, qui a dû être hospitalisé.
  • Accidents de trains à Borj Cedria et à Jbel Jloud
    FACEBOOK/SARAHA FM
    Après ceux d'El Fahs en 2015 et de Borj Cedria en 2016 ayant causé la mort de 21 personnes et fait 98 blessés, l'accident survenu fin décembre à Jbel El Jloud a fait au moins cinq morts et 52 blessées dans une collision entre un bus de transport public et un train, dû à des infrastructures défaillantes selon les premiers éléments de l'enquête.
  • Quand la Pédophilie sévit
    DR
    Des parents avaient soulevé un tollé récemment, signalant qu'un pédophile a été démasqué sur Facebook. Ce dernier possédait plusieurs comptes Facebook avec des faux profils qu'il utilisait pour aborder les enfants. Les parents ont porté plainte contre ce dernier. L'affaire a fait grand bruit mais n'est qu'un catalyseur d'un danger imminent pesant sur les adolescents et encore plus les enfants ayant un compte Facebook, exposés au monde virtuel pour le meilleur et pour le pire. Autre affaire, celle d'un Français qui a été condamné à 18 années de réclusion criminelle devant les assises à Versailles pour avoir violé ou agressé sexuellement au moins 66 garçons mineurs au Sri Lanka, en Tunisie et en Egypte, pendant dix ans. L'accusation a également demandé que l'accusé fasse l'objet d'un suivi socio-judiciaire. Jugé depuis dans ce dossier "hors normes" selon les enquêteurs, le parquet et les associations présentes, Thierry Darantière, 52 ans, a reconnu les faits, sans pouvoir évaluer le nombre de ses victimes ni exclure qu'elles puissent être plus nombreuses.
  • Absence de médecins dans les régions, Stents et anesthésiants périmés
    Wikipédia
    Le décès d'une jeune femme de 34 ans lors de son accouchement à cause de l’absence d'un gynécologue-obstétricien à l’hôpital régional de Tatouine a réouvert le débat sur l'état des hôpitaux publics en Tunisie, notamment dans les régions intérieures. Après a eu lieu l'affaire des agents de l’équipe de contrôle médical relevant de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) ont relevé des dépassements au niveau des dates de validité mentionnées sur les stents implantés chez quelques patients. Ayant provoqué plusieurs réactions virulentes à l’encontre du ministre de la Santé publique, Saïd Aïdi, cette affaire a provoqué d' importants remous dans le monde médical. Après l’affaire des stents périmés, un nouveau scandale médical, rapporté par le juge Ahmed Rahmouni sur sa page facebook a éclaté. Dans son post, Rahmouni a évoqué un produit anesthésiant impropre qui aurait causé déjà plusieurs décès de personnes ayant perdu la vie au moment de subir des interventions chirurgicales, à cause de l’usage de produit anesthésiant ne répondant pas aux standards techniques habituels.
  • Mariée à 13 ans par un tribunal à un proche l'ayant mise enceinte
    Facebook
    Tout a commencé par une décision du tribunal de première instance du Kef (nord-ouest) qui a autorisé le mariage d'une fille de 13 ans avec un proche de 20 ans l'ayant mise enceinte. Cette affaire a suscité de vives critiques dans les médias et sur les réseaux sociaux et a provoqué l'indignation d'organisations qui jugent que la fille a été violée et que son "agresseur" a pu échapper à des poursuites du fait de loi.
  • Suicides des jeunes
    DR CASE/FLICKR
    Vague de Suicides alarmante chez les jeunes tunisiens avec de multiples affaires médiatisées. L'on se rappelle celle de la fille d'El Mourouj qui s'est suicidée à 15 ans ou encore d'un élève de 14 ans, inscrit en 9ème année au collège Bazina dans la délégation de Joumin qui s'est pendu. Il s'agissait du deuxième cas de suicide en moins d'une semaine dans la même région, après celle d'une adolescente de 14 ans s’était suicidée à Menzel Bourguiba.
  • Un professeur, accusé de mécréance par un imam, menacé
    WIKIPEDIA
    Un professeur à Djerba Midoun est en danger à cause des accusations "takfiristes" (mécréance) de la part d'un imam de mosquée de la ville, a indiqué le secrétaire général du Syndicat régional de l’enseignement secondaire à Médenine, Fethi Rahmouni. Il avait révélé, par ailleurs, qu'une enquête a été ouverte; le professeur en question a été entendu par la police. Le syndicat régional a également sollicité la direction régionale de l'éducation et de la formation de Médenine afin de trouver une issue pour ce professeur: "Face au danger et afin de le protéger, on étudie la possibilité d'une mutation du professeur", a affirmé le représentant syndical.
  • Une passagère d'un train brutalisée par un agent de la garde nationale
    GETTY IMAGES
    Selon des composantes de la société civile, une jeune femme a été agressée par un agent de la garde nationale alors qu’elle se trouvait dans un train accompagnée de sa petite fille. La jeune femme aurait refusé de céder son siège à son épouse enceinte, apprend-on de même source. Un mandat de dépôt a été émis, mercredi, contre un agent de la garde nationale ayant violemment agressé une femme dans un train à Tunis, a affirmé l’avocat de la plaignante Me Leila Haddad. ”L’agresseur a été transféré au Tribunal cantonal de Tunis et l’affaire a été reportée au 30 décembre courant“, a expliqué l’avocate dans une déclaration à l’Agence Tunis Afrique presse. D’après Me Haddad, le rapport médical de la jeune femme comporte des preuves irréfutables d’agression. Ce rapport qui inclut le récit de l’agression indique de manière extrêmement précise l’existence d’un traumatisme au niveau du nez et des yeux de la victime, a-t-elle dit.
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