Huffpost Maroc mg

L'Istiqlal ne répondra pas à Abbas El Fassi

Publication: Mis à jour:
ABBAS EL FASSI
Moroccan prime minister Abbas El Fassi in parliament in Rabat on May 17, 2010, presents the report of his government. He asked for a dialogue with Spain to 'end the occupation' of the Spanish enclaves of Ceuta and Melilla in north Africa. AFP PHOTO/ABDELHAK SENNA (Photo credit should read ABDELHAK SENNA/AFP/Getty Images) | ABDELHAK SENNA via Getty Images
Imprimer

VIE PARTISANE - L'Istiqlal ne réagira pas via ses canaux officiels à la sortie de l'ancien premier ministre et secrétaire général du parti Abbas El Fassi, qui a publiquement désavoué Hamid Chabat.

Dans une publication laconique sur Facebook, le porte-parole du parti Adil Benhamza indique que "l'Istiqlal ne répondra pas à son ancien secrétaire général".

Néanmoins, au sein de l'Istiqlal, les réactions ne manquent pas. Alors que certains membres des instances dirigeantes du parti s'interrogent sur le timing de la sortie de Abbas El Fassi, d'autres rejettent plutôt la responsabilité sur Hamid Chabat qui, selon eux, a fauté en abordant le sujet de la formation du gouvernement Benkirane I, forçant ainsi Abbas El Fassi a réagir.

Désaveu public

Selon Hamid Chabat, qui est revenu le 24 décembre sur les circonstances de la formation du gouvernement Benkirane I, en 2012, "le comité exécutif du parti de l’Istiqlal avait décidé d'éteindre les téléphones si certaines conditions revendiquées par le parti n'étaient pas satisfaites, dont l’obtention du ministère de l’Equipement et du transport ainsi que d’autres secteurs importants, et que si ces conditions ne sont pas remplis, l'Istiqlal n'allait pas faire partie du gouvernement".

Hamid Chabat a ajouté que "ce qui s'était passé était l'arrivée de Fouad Ali El Himma et feue Zoulikha Nasri au domicile du secrétaire général du parti de l’Istiqlal (à l'époque Abbas El Fassi ndlr), qui lui avaient remis la liste des ministres du parti".

Dans une mise au point diffusée mardi 27 décembre, Abbas El Fassi assure que "les propos de M. Hamid Chabat sont faux et infondés et n'affecteront en rien ma crédibilité ainsi que celle de Fouad Ali El Himma et de feue Zoulikha Nasri.

Rappelant que l'Istiqlal n'a pas géré le ministère de l'Equipement dans le gouvernement Benkirane I, Abbas El Fassi considère que "le retrait du parti de l’Istiqlal en 2013 du gouvernement était incompréhensible pour les militants et pour l’opinion publique", et que "le parti a payé cher son retrait du gouvernement comme l’ont prouvé les résultats des dernières élections communales et législatives".

Cette querelle entre l'actuel et l'ancien secrétaire général du parti intervient alors que Hamid Chabat est vivement critiqué pour ses déclarations sur la "marocanité de la Mauritanie". Ces déclarations lui ont valu d'être recadré par le ministère des Affaires étrangères, et désavoué par une partie de la classe politique marocaine, et a failli créer un incident diplomatique entre le Maroc et la Mauritanie. La sortie imprudente de Chabat semble également compromettre les chances de la participation de son parti au prochain gouvernement.

LIRE AUSSI: