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Riche de ses produits et de ses Chefs, l'année 2016 a été gourmande en Tunisie

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CUISINE
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Entre le souci de préserver les traditions culinaires ou de les faire découvrir, ceux qui prônent leurs modernisations et ceux qui s'en sont détachées en traçant d'autres voies, la cuisine tunisienne a brillé à travers ses Chefs et ses produits qui s'internationalisent.

Harissa, huile d'olive, vin, ou encore les Chefs tunisiens qui visent grand, participant à des concours internationaux, la gastronomie tunisienne n'a jamais été aussi présente comme en témoigne cette sélection du HuffPost Tunisie d'une année 2016 gourmande.

  • Un festival maghrébin du couscous pour faire connaitre les variétés méconnues de ce plat
    HABIB M'HENNI/WIKIMEDIA COMMONS HABIB M'HENNI/WIK
    Le premier festival maghrébin du couscous s'est tenu à Nabeul de 3 au 5 mars. Il était organisé par l'association tunisienne "Saveurs de mon pays". Différentes variétés de couscous de tout les pays du Maghreb ont été présentées. "Le festival est un concours entre les différents pays du Maghreb. En Tunisie, on a commencé d'abord à sélectionner les candidats à travers les régions. L'objectif était de savoir quel sera le plus délicieux couscous. Le festival dépasse l'aspect compétitif car notre objectif est avant tout est de faire connaitre les variétés du couscous dans tout le Maghreb, des variétés méconnues de certains", a déclaré Latifa Khiari, présidente de "Saveurs de mon pays" au HuffPost Tunisie.
  • À la rencontre du jeune chef tunisien Ali Dey Dali, dans les cuisines de son premier restaurant en Tunisie
    HuffPost Tunisie
    C'est au milieu des gargotes populaires de la rue Roosevelt à la Goulette (banlieue nord de Tunis) que le jeune chef tunisien Ali Dey Dali a choisi d'ouvrir son premier restaurant en Tunisie. Pour le premier prix du "premier plat imposé" lors de la Toque d'Or 2015 à Paris, le retour au pays natal a paru comme une évidence. À seulement 25 ans, après des études dans la prestigieuse école de cuisine de Paul Bocuse, et des passages dans des restaurants étoilés tels que Le Meurice, Ali Dey Dali dirige désormais dans la banlieue nord de Tunis une équipe de 12 personnes. Il raconte que les choix des membres de l'équipe s'est fait sur plus de 90 candidatures: "On n'a pas forcément choisi les meilleurs, on a préféré laisser la chance aux plus motivés, aux personnes désireuses d'apprendre."
  • La Tunisie au Summer Fancy Food Show aux États-Unis avec son produit phare: L'huile d'olive
    DARIO PIGNATELLI / REUTERS
    Le Summer Fancy Food Show est l'un des plus grands marchés de nourriture et de boissons aux États-Unis, et la Tunisie y était partenaire pour l'édition 2016 qui s'est déroulée du 26 au 28 juin à New-York. Au programme? Découverte des produits phares de la nourriture tunisienne, dont l'huile d'olive, "inconnue" des papilles américaines. La Tunisie était représentée par 38 compagnies qui se sont chargées de faire découvrir aux Américains, des produits tels que: l'huile d'olive, les pâtes, les dattes, l'incontournable harissa, ou encore le thon.
  • Une "route des vins" pour un tourisme alternatif en Tunisie?
    AFP
    Alors que le tourisme tunisien paraît vivre un hiver sans fin, Mohamed Ben Cheikh croit en des jours meilleurs: "notre pays est riche en produits du terroir", plaide-t-il depuis les hauteurs de son domaine. Parmi ces atouts, le vin, culture "ancestrale" en plein renouveau. Pendant des décennies, la Tunisie s'est appuyée sur un tourisme de masse quasi exclusivement balnéaire. Mais l'instabilité née de la révolution de 2011 et plusieurs attentats jihadistes ont entraîné une profonde crise, amenant à réfléchir à une diversification. Parmi les pistes étudiées, celle de l'oenotourisme. "Le vin est un produit haut de gamme qui peut parler du terroir, de l'histoire. C'est un moyen de faire la promotion de la Tunisie", assure à l'AFP M. Ben Cheikh, président de la Chambre syndicale des producteurs de boissons alcoolisés.
  • La "Fête de l'Harissa et du piment"
    HUFFPOST TUNISIE
    Poivrons à la vapeur, séchés, au four, mélangés à l'ail, coriandre et carvi (recette traditionnelle) mais aussi mêlés à du Gingembre, menthe, et même aux prunes et au chocolat, ce sont les variétés de harissa présentées lors de la "Fête de l'Harissa et du piment" qui a eu lieu les 6, 7 et 8 octobre à la capitale de la Harissa, Nabeul (Cap Bon). La deuxième édition du festival a été organisée par l'Association Tunisienne des Professionnels des Arts Culinaires et l'Association de Sauvegarde de la Ville de Nabeul à Dar Nabeul, dans un monument à l'architecture traditionnelle où ont afflué beaucoup de visiteurs de la ville et d'ailleurs dont des touristes et des chefs cuisiniers invités par les organisateurs afin de les initier aux recettes faites avec de la harissa. Et les Chefs tunisiens présents espèrent grand, en l'occurrence l'inscription de l'harissa au patrimoine immatériel de la Tunisie à l'UNESCO et que Nabeul soit la capitale mondiale de l'harissa.
  • A la rencontre du Chef Faker Jlassi, président de la Team Tunisie à la coupe du monde de pâtisserie 2017
    HUFFPOST TUNISIE
    Le chef Faker Jlassi, présidera la Team Tunisie à la coupe du monde de pâtisserie, qui se déroulera à Lyon le 22 et 23 janvier 2017. Accompagné des Chef Wissem Eddine Essoufi, qui confectionnera une pièce artistique en chocolat et 15 desserts à l'assiette identiques; Saïd Ali Ounalli, qui réalisera une pièce artistique en sucre et 3 entremets au chocolat identiques; et Chef Ramon Kooli, qui préparera une pièce artistique en glace hydrique sculptée et 3 entremets glacés, ils représenteront la Tunisie lors de cet événement international dans le monde culinaire.
  • A la rencontre du Chef Rafik Tlatli: "Il faut redonner aux Tunisiens un attrait pour la gastronomie tunisienne"
    FACEBOOK/RAFIK TLATLI
    Co-fondateur de l’association des professionnels de l'art culinaire avec les chefs Wafik Belaïd et Mounir Arem, le chef tunisien Rafik Tlatli est un des portes-drapeaux de la cuisine tunisienne à l'international. Si le patrimoine culinaire tunisien tend à se déliter nationalement au profit de la "junk food", il est l'un de ces chefs qui tentent de faire de la cuisine tunisienne une cuisine incontournable à travers le monde, mais qui tentent aussi de refaire aimer la cuisine tunisienne aux Tunisiens.
  • D'inspecteur principal d'éducation physique à chef cuisinier, rencontre avec Foued Frini
    Foued Frini
    Tout au long de sa vie, Foued Frini a su trouver un équilibre entre son métier au ministère de la Jeunesse et des Sports et sa passion pour la cuisine. Une passion saluée lors de son pot de départ à la retraite où diverses associations culinaires ont tenu à lui faire revêtir la veste de chef de cuisine. L'ambition du chef Foued Frini? Remettre la cuisine tunisienne au goût du jour. "Malheureusement, jusque-là, il n'y a pas eu assez de recherches pour booster l'art culinaire tunisien parce que quand vous prenez les cartes des restaurants de Tunis - à quelques exceptions-, c'est du copié/collé. La cuisine tunisienne se limite aux couscous au poisson, à la salade méchouia", confie le chef au HuffPost Tunisie.
  • Chiraz Triki El Ghoul, un Chef pâtissier que la gourmandise fait bouillonner
    FACEBOOK Chiraz Triki El Ghoul
    Chiraz Triki El Ghoul est un chef pâtissier qui vise grand avec sa participation à la finale du concours de la Toque d’or dans la catégorie "Professionnels Pâtisserie". La Toque d'or est un concours organisé par l'Académie Nationale de Cuisine, plus grande association des chefs en France. Ce concours comporte un palmarès général et des prix spéciaux, par catégorie. Lors de l'édition 2015, le chef tunisien Ali Dey Dali a remporté le 1er prix "plat imposé". Propriétaire de la pâtisserie "Saveurs Magenta", portée par l'ambition d'exceller, elle a remporté le premier prix de la pièce artistique (pièce en sucre) et le deuxième prix dans l’épreuve “Pâtisserie”, le 16 novembre.
  • "Bent Lella", le projet d'une Tunisienne qui fait découvrir aux Américains la gastronomie tunisienne
    Facebook/Bent Bella
    Imbibée par une passion pour la gastronomie, transmise par sa grand-mère (Lella), démoulée des codes et lois culinaires, Saoussen Mahjoub forge à sa manière "quitte à déplaire à certains, offusqués par la présentation de certains plats et qui y voient une dénaturation de leur authenticité ", lance-t-elle. Et d'ajouter: "Ma cuisine est modelée sur l'authenticité mais présentée de façon à amener les étrangers à la découvrir. Une cuisine éducative qui englobe l'initiation au goût et à l'histoire de ces plats car il ne faut pas omettre qu'on s'adresse à un public qui peut être réticent en voyant certains plats. Une "mloukhia" ou un "lablabi", ça ne donne pas envie à la vue pour eux, et il faut admettre qu'on mange d'abord avec les yeux".
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