Le procès des 25 accusés poursuivis après les évènements de Gdim Izik s'ouvre à Salé

Publication: Mis à jour:
IZIK
A general view of the Saharawi protest camp on the outskirts of Western Sahara's main city, Laayoune, November 6, 2010. The thousands in this camp amount to be the biggest protest in three decades in Western Sahara, a former Spanish colony annexed by Morocco in 1975 and now the subject of Africa's longest-running territorial dispute. However, the protesters are steering clear of the status question and are focusing instead on bread-and-butter issues: they say they want the Moroccan government to | Youssef Boudlal / Reuters
Imprimer

JUSTICE - La première séance du procès des accusés de Gdim Izik s'est ouverte ce lundi 26 décembre au matin à l’annexe de la Cour d’appel à Salé. La Chambre criminelle près l'annexe de la Cour d'appel de Salé a décidé de reporter au 23 janvier 2017 l’examen de cette affaire.

25 personnes sont poursuivies dans cette affaire, suite aux événements survenus en novembre 2010 lors du démantèlement du camp de Gdim Izik, situé à une dizaine de kilomètres de Laâyoune. 11 membres des forces de sécurité avaient trouvé la mort et plus de 70 personnes avaient été blessées.

L'audience a débuté en présence des représentants de la défense des familles des victimes et de la défense des accusés. Elle se déroule également sous l’observation de plusieurs associations des droits de l’Homme, d’ONG et d’organisations indépendantes nationales et internationales, rapporte la MAP.

Ce procès faite suite à la décision de la Cour de cassation, en juillet dernier, d’annuler le verdict prononcé contre les accusés par le tribunal militaire de Rabat en 2013.

Ce dernier avait condamné à des peines variant entre la perpétuité, 30 ans, 25 ans et 20 ans de prison ferme les 25 personnes impliquées dans cette affaire, dont l'une par contumace, poursuivies pour "constitution de bande criminelle", et "violence à l'encontre des forces publiques ayant entraîné la mort avec préméditation et complicité".

Un jugement devant une juridiction civile

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) et plusieurs ONG internationales, dont Human Rights Watch (HRW), avaient alors demandé aux autorités marocaines à ce qu'un nouveau jugement de ces Sahraouis devant une juridiction civile ait lieu. Le Maroc a, ainsi, répondu favorablement à leur requête.

Le 10 octobre 2010, des habitants de la ville de Laâyoune avaient dressé à proximité de la ville, dans la région de Gdim Izik, un campement de tentes en vue de défendre des revendications liées principalement au logement et à l’emploi.

Le démantèlement du campement par les autorités avait donné lieu à des débordements de violences et des attaques contre les forces de l’ordre. Des affrontements avaient ensuite éclaté dans la ville de Laâyoune où des infrastructures et des biens publics avaient été incendiés et des propriétés privées saccagées.

Ces attaques avaient fait 11 morts parmi les forces de l’ordre, dont un élément de la Protection civile, 70 blessés parmi ces mêmes forces dont plusieurs grièvement atteints et quatre autres blessés parmi les civils.

LIRE AUSSI: