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Décès de Mohamed Tamalt: le rapport d'autopsie affirme "l'absence de toute trace de violence"

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MOHAMED TAMALT
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Les pouvoirs publics sont formels. Le rapport d'autopsie effectué sur le corps du journaliste Mohamed Tamlat relève "l'absence de toute trace de violence". Selon le communiqué transmis par la Direction générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion sociale transmis à l'Agence de presse algérienne (APS), "le rapport de l'autopsie effectué sur le corps du défunt par trois médecins légistes du Centre hospitalo-universitaire Lamine Debaghine de Bab El Oued (Alger), requis par le procureur de la République compétent, (...) conclut à l'absence de toute trace de violence récente ou ancienne sur l'ensemble du corps".

Le rapport relève par ailleurs "la présence de deux cicatrices chirurgicales au niveau du cuir chevelu, medio-frontale et pariétale droite en rapport avec dérivation ventriculaire externe, d'une incision chirurgicale de trachéotomie et d'une incision de drainage basithoracique droite", ajoute-t-on de même source.

Le rapport d'autopsie affirme que "le décès est consécutif à un sepsis grave poly viscéral, au cerveau, des plèvres, des poumons, de la vésicule biliaire, de l'appareil urinaire, à l'origine d'un choc septique directement responsable de la mort malgré la prise en charge médicale intensive mise en œuvre", a indiqué la même source.

"Le tableau infectieux est généralement observé chez les sujet comateux ayant séjourné longtemps dans une structure sanitaire de soins intensifs", note le rapport, cité dans le communiqué.

La Direction générale de l'administration pénitentiaire et de la réinsertion sociale a souligné que "cette conclusion confirme l'absence de tout fondement aux allégations émanant de la défense du concerné et publiées par certains journaux concernant les mauvais traitements et la violence dont le défunt aurait fait l'objet".

Elle a également exprimé "son indignation face aux tentatives d'exploitation tendancieuse du décès de Mohamed Tamalt et se réserve le droit de recourir à la Justice conformément à la loi".

Il convient de relever que la famille du défunt a refusé de recevoir les conclusions de l'autopsie. Suite à quoi elle a été saisie par un huissier de justice pour se déplacer au pénitencier de Kolea pour se faire livrer le document en question.

Les avocats du défunt avaient déposé le 21 décembre, des demandes au procureur général d’Alger au le procureur de la République à Koléa pour avoir accès au "dossier médical complet" de Mohamed Tamalt depuis son incarcération et jusqu’à son décès", avait indiqué Me Amine Sidhoum à des médias.

Le journaliste Mohamed Tamalt, a été incarcéré pour diffamation et atteinte à fonctionnaire. Au départ on lui avait reproché la diffamation du chef de l'Etat. Un délit qui n'est pas passible de peine d'emprisonnement. La requalification de son délit, selon les avocats a aboutit à un condamanation de 2 années de prison ferme. Une peine qu'il a refusé et a entamé une grève de la faim. Il est décédé le 11 décembre au CHU Mohamed Lamine Debaghine de Bab El Oued.

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